Les meilleurs moments

Enterprise
saison 2
Bonus

Les meilleurs moments

 




- Et voici la deuxième saison.
- Premier jour.
- D'Enterprise.
- Le 26 juin.
- Et nous sommes tous là.

 

 



Premier contact a été le premier épisode qu'on a tourné cette année. C'était agréable, agréable d'être en extérieurs. L'abondance de couleurs de cet épisode était formidable. Remonter dans le temps, les participations spéciales. Parce que c'était très décevant pour mOi de rentrer une semaine plus tôt et de ne pas travailler avec le reste des acteurs. J'ai travaillé avec Ann Cusack, la soeur de John Cusack. Mais les acteurs qui faisaient une participation spéciale... On ne se sent pas chez soi avant d'y être. Mais ils ont été fantastiques, et on s'est bien amusés. C'était un épisode sympa à faire.
 

 


On a réussi à faire des épisodes de voyage dans le temps sans que ce soit du voyage dans le temps. Dans Premier contact, en gros, on a raconté l'histoire d'un ancêtre de T'Pol, et ce qui s'est passé au 20e siècle dans une petite ville de Pennsylvanie. C'était charmant. On est allés près du lac Arrowhead, dans une petite ville, et on a raconté une jolie petite histoire de Vulcains, dont on ignorait l'existence, sur Terre, à l'époque de leur visite, en 1957, je crois. Parce qu'ils sont venus suite au lancement du premier Spoutnik. On s'est bien amusés. Et Jolene a été super, dans la peau de son arrière-grand-mère, je crois.
 

 




Ondes de choc a conclu la 1ère saison en beauté. En gros, ils étaient rappelés sur Terre. La série finissait là, car l'exploration était finie. Toutes les mesures prises par Archer pendant la saison étaient remises en cause par les Vulcains. C'était donc vraiment un beau récapitulatif de toute la saison.
 

 



C'était une idée géniale pour conclure cette histoire à suspens. C'est toujours bon de mettre quelqu'un à part, de le perdre. Dans ce cas précis, ça a établi la guerre froide temporelle comme thème récurant de la série. Et en séparant Archer de ce futur... En gros, coincé là, dans une situation qui semble irréversible, son futur étant anéanti, et le retour semblant impossible. Ça semblait être une façon géniale de clore la saison, pour que le public se demande comment on allait bien pouvoir le faire rejoindre son équipage au début de la saison suivante.
 

 

La deuxième saison est en deux parties, dans un sens. C'était une sorte de... Il fallait boucler la boucle, mettre fin à ce suspens qui était vraiment énorme à la fin de la première saison. Et on était en pleine guerre froide temporelle. C'était comme si on avait atterri là, qu'on s'était engagés dans une chose et qu'on ne savait vraiment pas ce qu'on faisait. On s'est vraiment amusés pendant la 1ère saison. Dans la 1ère saison aussi, et ça a continué dans la 2ème, dans une certaine mesure, on avait toujours beaucoup de... planètes et expériences diverses, mais on éprouvait le sentiment général qu'il y avait quelque chose de sinistre derrière tout ça. On est impliqués, on ne comprend pas très bien ce que c'est, mais ça va se preciser. Ça va nous rattraper à un moment donné.
 

 


Dans le 1er script que Phyllis et moi, .. On a travaillé sur La station service. On était mis en quelque sorte dans une certaine situation par l'épisode d'avant, Le choix d'Archer, le vaisseau ayant été gravement endommagé, un énorme morceau de coque ayant été emporté par une mine romulienne. Alors en gros, il fallait faire un épisode où le vaisseau était réparé. C'était le point de départ de l'histoire. C'était un peu intimidant. Au lieu d'inventer une histoire toute fraîche, il fallait trouver comment se sortir de là. On a eu l'idée de cette base spatiale robotisée, assez mystérieuse, qui allait aider à réparer le vaisseau, et quand on a soumis le projet, Rick et Brannon ont eu l'idée d'en faire une histoire de maison hantée et un thriller.
 

 





Je crois que c'est dans la 2ème saison que je suis mon personnage, mais mort. C'est toujours intéressant de regarder l'écran et de se voir mort. C'était délirant.
 

 


Finalement, l'épisode prenait sens à travers une étrange structure en patchwork. Il y a eu beaucoup de jolies petites scènes, des passages où les personnages se révélaient. Chaque acteur semblait avoir quelque chose à faire. Il Y a eu une jolie petite scène entre Phlox et Reed, où Phlox soigne les blessures que Reed a reçues dans l'épisode précédent. Il y avait une scène... J'espérais que cette scène engendrerait une histoire secondaire plus tard. J'ai eu l'idée que l'équipage joue un tour à Hoshi, qui consistait à éclairer un récipient plein de matière visqueuse et à lui dire que c'était l'ambassadeur Un tel de la planète Gélatine. J'ai trouvé cette scène charmante et très joliment interprétée par Linda. On s'était bien amusés à l'écrire.
 

 

Une peur invisible était super, parce qu'il explore ce qui se passe dans la tête de Hoshi à ce stade de la mission, et ça a révélé beaucoup de peurs qu'elle ressentait. C'était un peu comme un rêve freudien, comme une sensation angoissée d'être perdue ou oubliée, de ne pas être à ma place sur le vaisseau, de ne pas réussir, de faillir à ma mission, et la peur d'être invisible, ce que beaucoup de gens ressentent. Et ça m'a donné l'occasion de voir comment elle avait évolué, et comment quelque chose qui compte beaucoup pour elle, étant donné l'origine de son personnage... Elle devait faire ses preuves, prouver qu'elle est à sa place, qu'elle veut y être, et qu'elle est la meilleure pour le poste. Et ça tourne beaucoup autour du capitaine, parce qu'elle l'admire beaucoup, Je crots, et elle sent qu'il a tellement... confiance en elle, et qu'il croyait en elle, assez pour la faire venir, toute jeune et inexpérimentée qu'elle était.
 

 

Les déserteurs a lui aussi mis en lumière des traits de caractère. Il est inspiré d'un article que j'étais en train de lire sur. .. la NASA et la Station spatiale, et sur leur inquiétude quant à une éventuelle éruption solaire et quant aux intenses radiations qui s'en dégageraient. Dans une telle éventualité, les astronautes présents dans la station devraient s'abriter au coeur de la base, pour fuir les radiations et ne pas y succomber. J'ai pensé qu'il serait intéressant d'imaginer une situation similaire, puisque sur notre vaisseau, il n'y a ni champs de force, ni déflecteurs. On a donc eu l'idée de cette tempête ionique géante fonçant sur le vaisseau. C'était super de rassembler tous les personnages dans ce lieu unique, et de tourner toutes ces petites scènes amusantes. Il y a eu la partie de poker. Pour cette scène de poker, on s'est inspirés de quelques épisodes de MASH. On s'est beaucoup amusés à tourner Le vaisseau du futur. L'histoire initiale était très différente de ce que c'est devenu. Etant un grand fan de la série originale, j'essayais d'inventer une suite, ou une histoire qui aurait précédé dans le temps un de mes épisodes préférés, Le Piège des Tholiens. Dans cet épisode, le vaisseau Defiant disparaÎt dans une crevasse. Le capitaine Kirk est à bord, et il réapparaÎt et disparaÎt à nouveau. Kirk est sauvé, mais le vaisseau cneperen. Où est-il allé? Je suggérais qu'il avait disparu dans le passé. Archer et son équipage avancent tranquillement quand ils découvrent ce vaisseau. Cette idée n'a pas été... Ils l'ont trouvée intéressante. Mais ça aurait coûté beaucoup trop cher de recréer le vaisseau de la série originale, aussi passionnant que ça aurait pu être. Ce vaisseau du futur est donc devenu une toute autre chose. Et ça collait bien mieux dans l'esprit de la série. Daniels venait du futur qu'on avait imaginé. Mais ne pouvant pas faire le Defiant, j'ai tourné l'histoire différemment. Une autre série que j'adorais, adolescent, c'était Dr. Who, une série fleuve anglaise. Le Tardis était une création formidable. Ce vaisseau était plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. On pouvait donc construire ce petit vaisseau et le positionner sur l'aire cargo. Quand Trip et Reed y montaient, il pouvait aller dans d'étranges directions, et que voulait dire tout ça ? Il n'y avait apparemment jamais eu de vaisseau de ce genre.
 

 



Elle était en chaleur vulcaine. Nous étions dans la salle de quarantaine, et elle a décidé que j'étais la réponse à ses problèmes, que si je faisais l'amour avec elle... Mais je ne voulais pas. J'ai appelé les scénaristes. Je me disais: "Pourquoi pas ?" Je veux dire, je suis médecin, après tout. Je ferais tout pour le bien-être de mes patients. Mais ils n'ont rien voulu savoir. On a donc passé tout l'épisode... Elle me courait après, je la fuyais, je devais la repousser.
 

 

Super, je peux me déshabiller. Super, on est à nouveau en décontamination. Ça a été ma première pensée. Parce que quand on travaille avec une centaine d'hommes, bien sûr, on est confrontée à des problèmes de modestie et de dignité, mais on les ignore, parce qu'on est comme une famille. Le truc, avec cette idée, c'est qu'en courant partout en tenue légère, en proie à ... En gros, en chaleur. En tant que femme, et que femme bien roulée, c'est difficile de faire passer le message d'une façon authentique et désespérée. On ne veut pas que ça passe pour une faiblesse. On veut en ressortir plus forte. C'était donc un peu délicat à jouer, mais ça a eu son effet. Ça a marché, et ça n'a pu marcher que grâce à John Billingsley. C'est un excellent acteur. Il a apporté... presque une touche humoristique. Il a une façon de donner très sérieusement une petite touche d'humour. Et ça marche.
 

 

Je me souviens de l'épisode intitulé L'étoffe d'un héros, dans lequel il y a un flash-back à l'époque d'Archer. .. Avant qu'il soit affecté sur l'Enterprise. On a fait le Centre de contrôle de Starfleet et le véhicule test NX. On a d'ailleurs récupéré le cockpit du Phoenix de Premier Contact. On a construit une salle de contrôle, et on a... Quand on a fait la scène du Centre de contrôle, trois techniciens étaient des membres d'équipage du porte-avions militaire Enterprise. C'étaient des "matelots des cieux". Ils sont venus jouer pour nous une journée. Ils arboraient le badge du Centre de contrôle Starfleet. Je crois qu'ils se sont bien amusés. Dans cet épisode, nous avons aussi créé un bar, le Club 602. C'était une version 22ème siècle de celui de Poncho dans The Right Stuff. C'était très amusant. Toutes ces vignettes représentant les missions, et les photos de vieux vaisseaux.
 

 

C'était génial de travailler avec Keith Carradine. C'était sensationnel. Et... l'histoire parle de deux types qui sont de grands amis, de grands rivaux, et de comment cette rivalité a affecté leurs rapports, ce qui est toujours... Je crois que c'est intéressant à raconter. Etant donné qu'on n'est qu'à 150 ans du présent, 146 maintenant, le public peut comprendre. Il y a des spectateurs qui se souviennent des jours passés dans les gisements de sel, quand on a franchi le mur du son, essayé d'atteindre Mach 1 et tout ça, et etterrï.: et le premier homme sur la Lune, toutes ces premières fois. Cette histoire est fascinante. On n'a fait que la porter un peu plus avant. Qui sera le premier à partir et comment vont-ils faire marcher ce moteur, et s'ils n'y arrivent pas, est-ce que des gens mourront, seront pulvérisés ou se tueront? C'est le risque, le côté excitant et le danger de ce type d'existence, quand on évolue dans les airs, dans l'espace. Les évènements tragiques qui ont eu lieu dans le monde réel juste avant cet épisode ont certainement eu un certain impact sur nous tous pendant le tournage. Et en même temps, c'était une lettre d'amour aux gens de la NASA et à ceux qui ont risqué leur vie pour le programme spatial, et qui se sont sacrifiés pour nous tous, en fait, pour le progrès de l'humanité. Je crois que c'était un formidable cadeau de la part des scénaristes, et c'est toujours un bonheur de pouvoir participer à ça. À un moment donné, au cours de la saison, ie suis allé voir Rick et Brannon et j'ai dit : Vous savez, d'importantes questions, dans cette série, restent sans réponse, et la hantent. Et j'ai l'impression qu'il faut qu'on les aborde. À l'aube d'une troisième saison, nous avons cette guerre froide temporelle. Il y a l'Empire klingon... Des chasseurs de primes pourchassent Archer. Tout ça commençait à s'accumuler, et il y avait cette dynamique qui nous poussait en avant, depuis... sûrement les huit derniers épisodes de la saison, qui commençait à prendre forme et à s'accroître, et les enjeux étaient de plus en plus grands, et ont culminé dans l'attaque xindie à la fin de la saison.
 

 

On apprend qu'une arme a débarqué de nulle part, a décimé la Floride et jusqu'en Amérique du Sud, et tué sept millions de personnes. On apprend par notre personnage du futurque ce n'était qu'un test dans le cadrede l'élaboration d'une arme plus grande. Et que cette arme est en traind'être construite par le peuple xindi.Quand les amiraux terriens réalisent cela,ils prennent la décision d'aller dans l'Étendue Delphique, qui ressemble au triangle des Bermudes, et d'où aucun vaisseau y ayant pénétré n'est jamais ressorti, en tout cas pas sous une forme réjouissante. Mais il faut aller trouver ces Xindis et empêcher la construction de cette arme. La Terre n'a qu'un vaisseau spatial capable de voyager à une vitesse apte à les mener là-bas: l'Enterprise.
 

 


Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD Enterprise Saison 2