Les meilleurs moments

Enterprise
saison 4
Bonus

LES MEILLEURS MOMENTS  : SAISON QUATRE

 





Les accroches suscitent toujours des questions quand on n'est pas impliqué dans l'écriture. La plupart des saisons avaient ce type d'accroche. Je disais: "Super, l'accroche. Vous savez comment on va se tirer de là ?" Ils riaient et disaient toujours: "On trouvera bien."
 

 





Bien sûr, on ne savait pas si on allait revenir pour une saison. Selon moi, le scénario avait été écrit de telle sorte que, si la série n'avait pas continué, les fans auraient été furieux. Ça ne finissait pas du tout la série, ça créait un besoin certain de finir cette moitié de l'histoire, mais à la fin de la saison, Mayweather et Trip sont dans la navette, et on voit des Mustangs P-51 voler et on se dit: C'était, selon moi, un coup de maître de la part des producteurs.
 

 

Beaucoup de gens ont été déçus que nous ne rentrions pas chez nous dans le dernier épisode de la dernière saison. Je peux le comprendre. Certaines personnes sont encore furieuses que Sam Beckett ne soit jamais revenu chez lui dans la série Quantum Leap, alors... Il y avait une certaine énergie liée à ça... Ces gars ont été battus, on leur a tiré dessus, pendant toute une saison, laissons-les un peu tranquilles.
 

 



L'accroche était une idée de Rick et Brannon. Ils voulaient utiliser la Seconde Guerre mondiale, mais Je ne pense pas qu'ils savaient où ils aboutiraient dans la saison 4, donc quand la saison 4 est arrivée, et que je me suis retrouvé à être le producteur chargé de la saison, j'ai dû... Ma première tâche a été de trouver une intrigue qui expliquerait pourquoi le capitaine Archer s'est réveillé dans une tente nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Et pourquoi l'Enterprise était remonté à cette époque. C'était mon premier défi de l'année et c'était terrifiant car il restait des éléments disparates. Certes l'Enterprise était remonté dans le temps, mais de surcrott, à la même époque que le capitaine Archer. Il fallait donc trouver le moyen de tout expliquer. J'ai réfléchi pendant un bon mois pour tenter de trouver une solution, et je pense qu'on y est parvenus.
 

 

Les deux premiers épisodes étaient très intéressants, très différents et très bien ficelés, donc... Encore une fois, on espère que l'accroche... C'est toujours facile d'écrire une accroche. Ce n'est pas facile d'imaginer une fin qui corresponde à ce qu'on a écrit. Et ce coup-ci, j'ai trouvé qu'ils avaient fait du bon travail.
 

 

Mon arc préféré dans la saison est l'arc vulcain, c'était la première idée que j'aie eue pour la saison 4, c'est celle qui m'est le plus cher. C'était une première dans l'univers de Star Trek à plusieurs égards. La première fois qu'on restait longtemps sur Vulcain. Curieusement, Vulcain a peu été exploré dans l'univers Star Trek. On l'aperçoit ici et là, mais on n'y est jamais restés longtemps. Pour l'arc vulcain, j'ai imaginé un triple épisode à la Lawrence d'Arabie qui se passerait entièrement sur Vulcain. C'était aussi l'occasion d'explorer les rituels, les légendes et les mythes vulcains mentionnés dans d'autres épisodes. L'idée de voir Archer porter le katra de Surak est vraiment ce qui a renforcé cet arc et c'est devenu quelque chose de spécial et d'ironique, puisque, depuis la saison 1, Archer se méfie des Vulcains. Et voilà que maintenant, il a un Vulcain dans la tête, et pas n'importe lequel, le patriarche, le fondateur de la philosophie vulcaine.
 

 

 
 
 

 

Brent est un type génial. Un très bon acteur, très drôle, on s'amusait beaucoup chaque jour. Très irrévérencieux. Bien sûr, il connaît les lieux, il connaissait tout le monde sur le plateau. Pour ce triple épisode, on a donc pu se plonger dans cet endroit superbe. On avait une relation basée sur l'adversité. Il jouait un méchant. Il n'avait aucun maquillage. Il était humain. Il était ravi de venir et d'être juste lui-même. Ça s'est bien passé, les épisodes étaient super, l'intrigue fantastique. On s'est bien amusés.
 

 

 
 
 

 

Il a apporté une énergie et un humour au rôle, qui faisait franchement défaut dans Enterprise. Je pense qu'Enterprise est... C'est une série très directe. Brent a apporté cette énergie spontanée, cet humour et ce côté sardonique, qui étaient un régal à voir. C'était aussi bizarre de voir Brent Spiner déambuler au sein de l'Enterprise. Car Brent Spiner est une légende. Il est de la trempe de Kirk, Spock et McCoy. Et le voir marcher sur les plateaux d'Enterprise était fantastique.
 

 

 
 
 

 






Brent était super. Une très bonne performance, très drôle. Je pense qu'il y a une bonne intrigue dans ce triple épisode, et c'est LeVar Burton qui a réalisé le dernier. Les voir tous les deux réunis comme avant, sur un plateau de Star Trek a été... une joie.
 

 

Ils ont été géniaux avec le personnage de Brent, car ils en ont fait l'arrière-grand-père du Dr Soong qui a inventé Data, donc il y avait ce petit clin d'oeil à la fin, quand il retourne en prison, et dit: "J'en ai assez de la génétique, je vais me lancer dans... "la robotique." C'est un joli clin d'oeil au public. On a bien ri, on s'est vraiment bien amusés.
 

 






La saison se termine... Elle se termine deux fois, dans un sens, car le double épisode qui précède l'ultime épisode, est conçu comme une fin, une sorte d'arc final à la saison où on revient sur la Terre pour découvrir que le dernier obstacle à la création d'une fédération, une coalition de mondes, est l'humanité elle-même.
 

 

 

 


Manny avait l'idée de "Terra Prime" depuis longtemps, au tout début de la saison quand on est arrivés et la question que tous se posaient, était: "Quelles parties de l'histoire de Star Trek n'ont pas été "expliquées ou abordées." Et on a répondu: les déclarations fondamentales des colonies martiennes. Et quelque chose dans notre système solaire impliquant la lune et Mars. Manny était emballé par cette idée et... On a eu une idée au tout début de la saison. On pensait à quelque chose comme la crise des missiles à Cuba, mais sur Mars. Ce qui conduirait à l'indépendance de Mars, quelque chose qui est bien arrivé. Ça a mijoté dans la tête de tout le monde, et Manny a eu cette idée géniale qu'après toutes les menaces extraterrestres, auxquelles les humains ont fait face pour la course finale avant la formation de la coalition de planètes, cette course finale devait être les démons de notre passé.
 

 






C'est une jolie métaphore pour les Etats-Unis et notre époque actuelle et l'adhésion ... Notre relation avec les autres nations et avec l'ONU. Et thématiquement, on obtient ce que Star Trek fait de mieux, à savoir, ça nous renvoie à notre monde qui se reflète dans l'univers Star Trek.
 

 





La figure clé est un ambassadeur, Nathan Samuels. Il devient un personnage très important, car c'est lui qui veut... Qui prétend avoir eu l'idée de cette fédération, mais en fait... Au début, son personnage se soucie davantage de sa place dans l'histoire que de l'impact sur l'humanité, et finalement, au fil des deux épisodes, il prend conscience de l'immensité de la chose. Bien sûr, il y a la partie adverse, interprétée par Peter Weiler qui s'oppose à tout le concept et qui joue un grand rôle et contribue, accidentellement, à sa réalisation.
 

 






Je voulais utiliser Peter Weiler depuis que j'ai rejoint Star Trek. Et j'étais à l'affût d'un personnage qu'il pouvait jouer. Et quand l'idée de ce double épisode est née, il semblait parfait pour jouer le chef de la coalition contre la coercition extraterrestre.
 

 






Le dernier épisode écrit par Rick et Brannon est fantastique... Ce qu'ils ont décrit comme un hommage à Star Trek. On a le commandant Riker et Deanna Troi qui regardent les aventures de l'équipage du premier Enterprise.
 

 






C'était un peu terrifiant de savoir que j'allais remettre mon costume. - Ça t'allait très bien. - Merci, on n'est plus aussi minces ou jeunes qu'avant, donc, c'était un peu intimidant d'être entourés de tous ces jeunes.
 

 






C'est une très belle façon de clore le cycle Star Trek. De lier la nouvelle génération au tout début. C'est une fin qui colle très bien à ce cycle de Star Trek.
 

 






Je pense que Manny Cota a apporté... un vrai plus par rapport à la série d'origine. Je pense que, cette année, il a vraiment commencé à prendre cette ère, ces quelque 150 ans avant Kirk, et à la lier à ce qui est devenu l'univers Star Trek. Et d'en faire un arc un peu plus cohérent pour les fans. Je pense qu'ils le réclamaient.
 

 

 

 

Star Trek existe depuis 40 ans, et ceux qui ont travaillé sur la série sont des fans de la première série, ce qui est rare pour une émission télé. Les Okuda, Reeves-Stevens, Mike Sussman et moi-même, on est tous fans de Star Trek. On adore cette série, et y participer... C'est bien plus qu'un travail. On veut être sûrs que notre travail soit à la hauteur de cette entreprise.
 

 

 

 

 

 

Ça a été extrêmement divertissant, et c'est pour ça que c'est dur d'arrêter. Cette année, on savait que c'était la fin pour nous. Il Ya pas mal de personnes qui sont là depuis longtemps. Ils sont très reconnaissants des chances qu'ils ont eues. Mais il y a aussi un merveilleux sentiment de satisfaction sur le plateau, pour ces quatre saisons qu'on a produites. On a eu beaucoup de chance, et plusieurs personnes travaillent ici depuis si longtemps. C'est très... Très émouvant... Il Ya eu des naissances, des décès, des mariages, des divorces et tout le reste, et ils ont traversé ces moments ensemble, et nous, ça fait quatre ans qu'on en fait partie.
 

 

 
 
 

 






C'est le meilleur endroit pour venir travailler. C'est une vraie famille. Vous allez tous beaucoup me manquer.
 

 


On va mettre un peu de temps à s'habituer au fait que ce soit fini.     
 

 






Je suis sûr que vous avez compris que c'est une soirée douce-amère. Quelle aventure incroyable. On a été bénis. Merci de nous avoir suivis.
 

 






Applaudissement, tout le monde. Action.     
 

 


Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD Enterprise Saison 4