La version réalisateur

Star Trek
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Bonus

La réalisation de Star Trek : le film
la version réalisateur

 


20 ans eprès le sortie de "Star Trek: Le Film", le réalisateur Robert Wtse contacta Peremount pour faire le version réalisateur, qui inclurait de nouveaux effets spéciaux sonores et visuels.
 

 



Je voulais une version définitive. Je suis allé à Paramount pour voir si ce serait O.K. Ils ont dit oui. C'est ce sur quoi j'ai travaillé avec Mike Matessino. Aboutir à ce qui aurait dû être ma version finale la première fois.
 

 

 
 
J'ai travaillé avec Robert Wise sur plusieurs projets ces dix dernières années. Il fallait bien le connaître avant qu'il ne parle de Star Trek. Il a fini par nous demander si on serait intéressés de travailler avec lui sur la version réalisateur. On était aux anges. Qui ne le serait pas ?

 



Paramount nous a beaucoup aidés. On est enchantés de voir que ça se passe si bien. C'est vraiment un pur plaisir pour nous de voir Bob revenir travailler sur le film. C'est une délivrance pour lui.
 

 



La grande question était de savoir qui viendrait superviser la partie des effets spéciaux visuels. C'est Dave, mon partenaire, qui a suggéré Daren Dochterman pour ce travail. On avait travaillé avec lui auparavant.
 

 

Tout devait correspondre à ce qui avait été fait en 1979. C'est la directive qu'on avait choisie avec Daren depuis le début. ce qu'on allait produire devait correspondre aux images. On voulait vraiment être sûrs que, peu importe les nouveaux effets qui seraient ajoutés dans le film, c'était ce qui aurait été possible de faire en 79.
 

 

On a scénarisé ce qu'on voulait de notre très longue liste de plans.
 
On a préparé les plans de base. On a regardé le Btory-board de 1978.
 

 

 
 
Les gars ont trouvé dans les archives des trucs vraiment rares en terme de story-boards.

 



On a passé en revue les story-boards du projet de 79. On a trouvé les plans nécessaires. On en a utilisé pas mal. On les a redessinés avec un peu plus de détails pour pouvoir les visualiser plus facilement.
 

 

 
 
 

 



Daren a travaillé avec Steve Bird, un décorateur de renom. Ses story-boards s'élargissaient, ou apportaient plus de détails aux concepts originaux.
 

 

 
 
 

 



J'ai demandé: "Qui a fait ces story-boards ?" Daren a répondu: "Ce sont des originaux du film." J'ai dit : "Ils étaient censés ressembler à ça ?"
 

 

 
 
 

 

 
 

 

 
 
C'est quelque chose de formidable de pouvoir retoumer en arrière et refaire certains éléments, actualiser certains éléments, tout en donnant l'apparence d'un plan de l'époque au point d'avoir la bonne dose de poussière et le grain juste.

 

Mon but était d'assurer que les effets n'enlèvent rien, mais qu'ils mettent en valeur les effets de 1979. Notre but est d'honorer le film, les cinéastes. Les artistes des effets spéciaux de l'époque. Et de présenter quelque chose dont ils seraient contents et satisfaits, ou qui ressemblerait à ce qu'ils auraient produit à l'époque.
 
Faire correspondre au film nos images faites sur ordinateur était plus qu'un défi. C'était surtout dû à l'éclairage. Il fallait qu'il corresponde.
 

 


L'un de nos avantages était que nous avions pu avoir les maquettes originales. On avait l'Enterprise et quelques autres miniatures, pour savoir ce qu'ils avaient fait pour la construction des maquettes. A chaque fois qu'on ne savait pas quelle longueur il fallait, c'était facile : "C'est juste là, va voir."
 

 

 
 
 

 

 
 
 
Combien de fois j'ai essayé de mettre un élément sur la coque secondaire. Même avec le plan, on se demande à quoi ça ressemble. Alors on va dans la caisse et on se dit : "Ah, ça ressemble à ça." Alors on va le construire.

 

 
 
Quelque chose me gênait dans les plans de Vulcain. On voit Spock juste avant le second décor peint. Il cache son visage du soleil. Et on passe au plan suivant. Non seulement il n'y a pas de soleil, mais il n'y a pas de ciel. On ne sait pas ce qu'on voit. Maintenant, on voit le soleil, et en plus un superbe ciel orange. Il y a les pics escarpés de Vulcain, un temple antique et de magnifiques statues, qui avaient été dessinés dans les story-boards originaux. Tout est là, tous ces plans sont issus de story-boards existants.

 

 
 

 

 
 

 

 
 
Le décor entier a été créé en 3D. On a pu donner du mouvement. On a pu faire des retouches, et ajuStar l'éclairage. On avait un Spock numérique, dans la scène où Spock va vers les statues.

 



Dave Morton a créé le Spock numérique. Il a aussi créé la planète. On a monté plein d'éléments, Dave et moi. Mais il a fait 90 % du travail sur la planète Vulcain.
 

 



On avait des doutes pour le Spock numérique. Avant de le voir, on n'aurait jamais cru que ça puisse marcher, et qu'il puisse faire l'effet d'un personnage vivant.
 

 

 
 
Au début, quand on préparait ce projet, j'ai pris trois ou quatre images que j'ai montées en Photoshop. L'une est le QG de San Francisco. C'est un superbe décor peint qui va vraiment bien avec les séquences qu'ils ont tournées. Mais je pensais que... J'ai compris que le problème était l'arrivée de la navette de Kirk. Il a fallu qu'ils mettent un mur. Ils n'avaient pas assez de temps pour construire une grande station. La navette arrivait contre un mur plat. J'ai travaillé sur Photoshop, j'ai refait quelques peintures, pris des éléments originaux, j'ai fait des agrandissements et réfléchi à la place des couches, où il fallait que telle chose passe derrière telle autre. J'ai trouvé le même angle, rajouté des navettes. J'ai ajouté une navette de la série originale sur le niveau supérieur et l'ai fait décoller.

 

 
 

 

 
 
On avait des gens è San Francisco, des fans du film. Ils ont pris des photos du pont, des endroits stratégiques que l'on voit dans le film. On a pris des photos numériques. C'était une peinture du film original. On ne voulait pas la remplacer par une photo de San Francisco. On a pris la photo de San Francisco. La première chose qu'on a faite, c'est qu'on l'a modemisée pour qu'elle ressemble au San Francisco de Star Trek. On avait è l'esprit la vision de Star Trek de Gene Roddenberry. Pour lui, la Terre était belle. Sans pollution, sans famine. Pourquoi ne pas rendre ça dans les images de San Francisco ?

 

 
 

 

 
 

 

 
 
 
J'ai travaillé sur le tunnel. On voulait incorporer le vaisseau dans le plan, montrer quand le tunnel disparait, et une meilleure explosion que dans le film original. Le tunnel original a été créé avec un laser, je crois, et de la fumée. Je l'ai recréé pour qu'il s'aligne è celui fait en 79, c'était dur. Après, j'ai pris la maquette 3D de l'Enterprise, et je l'ai montée dans l'image.

 

 
 
V'Ger était un défi très spécifique, car pendant le film, on en voit des morceaux lorsque l'Enterprise vole au-dessus et on découvre enfin cette énorme chose. Mais en tant que spectateurs, on ne le voit jamais en entier. Steve a créé une superbe maquette structurelle que l'on pouvait prendre sous les angles qu'on avait prévus.

 

 
 
 
J'ai travaillé sur l'installation et le montage des images de V'Ger vues de l'extérieur dans l'espace. John Teska a travaillé sur quelques-uns des plans animés.

 

 
 
Je ne savais pas quelle forme avait le vaisseau ou à quoi il ressemblait de loin. On ne voit que des gros plans.

 

 
 
Je crois qu'il y a un plan, sur un des écrans de commande, qui montre juste la silhouette de la forme de V'Ger. Mais sans les références du reste du film, on ne peut pas vraiment être sûr que c'est ce qu'ils voyaient. Il n'a pas l'air à sa place.

 

 
 
Steve Bird nous a beaucoup aidés à lui donner forme. Il a imaginé comment les prises pourraient aller ensemble. C'est comme ça qu'on a pu voir les images extérieures de V'Ger.

 

 
 
John Teska a fait tous les plans intérieurs de V'Ger. Son travail est superbe. L'un des meilleurs est celui du nouvel intérieur de V'Ger. Le petit Enterprise vole à travers une partie du vaisseau inédite. Toute la séquence est numérique.

 



C'est tellement sombre qu'il faut en montrer un peu, mais pas trop. C'était un défi intéressant.
 

 

 
 
 
L'équipage arrive par l'ascenseur quand ils s'approchent de l'île de V'Ger. C'est une image numérique à 100 %. Ils allaient être petits. On n'avait pas besoin de voir les détails des personnages. Si vous regardez de plus près, ce sont juste des bonhommes avec des vêtements. Mais ils ont la forme et les couleurs qu'il faut. Et ils font moins de 2 cm de haut, on ne voit pas la différence.

 

 
 

 

 
 
 
La complexité de V'Ger anime les éléments qui créent la structure alors qu'elle se forme. Les lumières volumétriques en forment une partie, le nuage de lumière se forme autour de l'île. Lorsqu'elles gravitent entre les pattes d'araignée de V'Ger, on voit vraiment la complexité de la chose. C'est plus un problème d'animation que de maquette.

 

 
 
Un nuage de lumières apparalt. Il fallait que l'on trouve un chemin pour chaque lumière pour qu'elle arrive dans une position où les marches pourraient se former. La lumière en nuage tombe pour former une couche. cette couche finit par se poser là où les marches se forment. Les marches arrivent, la lumière s'en va. Ces marches finissent par s'étendre assez pour que l'un des bras approche l'Enterprise.

 



Le temps que l'on a passé avec Bob est très précieux. Et c'est une vraie récompense pour nous de voir sa joie quand... Sa joie quand il regarde le résultat, et voit sa version originale qui prend forme.
 

 




Savoir que Bob a pu retoucher le film me fait très plaisir.
 

 

C'est formidable que Robert Wise ait eu cette chance de faire le film de la façon qu'il voulait à l'origine.
 
C'est merveilleux de la part de Paramount d'avoir donné à Bob Wise la chance d'ajouter quelque chose à Star Trek: Le Film.
 

 


Cet article est la retranscription d'un bonus du DVD Star Trek, le film