Conquètes spatiales : l'amour au 23ème siècle

TOS
saison 1
Bonus

Conquètes spatiales : l'amour au 23ème siècle

 

William Shatner - capitaine Kirk - 15 décembre 2003

Toutes ces histoires d'amour ? Je détestais. C'était affreux. Ces femmes magnifiques légèrement vétues qui se frottaient à moi. C'était dégoutant. Je me suis battu contre. Je leur ai dit que j'en avais assez de voir toutes ces filles me désirer, que je préférais une vie austère et monacale. J'ai eu beau essayer, ça n'a rien changé.
 

 

D.C. Fontana - scénariste - 30 juillet 2003

Kirk et ses femmes ? Ça s'est fait tout seul. On aimait bien avoir un personnage féminin central et c'étaient des rôles interessants. Etant belles et sensuelles, elles finissaient dans les bras de Kirk. Nos actrices ne se plaignaient pas. Elles trouvaient ça agréable. Etant belles et sensuelles, elles finissaient dans les bras de Kirk.
 

 

William Shatner

Joan Collins, dans toute sa beauté et tout son talent. Je l'enviais. Elle a continué et a fait une très belle carrière. Tant mieux pour elle. J'ai adoré tourner avec elle.
 


D.C. Fontana

Les autres ont voulu un compromis. "Si lui en a dix, peut-on en avoir une chacun ?" Ca n'a pas marché. L'important, c'était l'histoire et s'il fallait une histoire d'amour, on n'hésitait pas. Ce n'était pas intentionnel, cela arrivait, c'est tout.
 

 

Leonard Nimoy - Spock - 9 décembre 2003

Dorothy Fontana, la scénariste en chef de la série, une femme merveilleuse, est venu me voir un jour sur le plateau On était au milieu de la 1ère saison. Elle m'a dit qu'ils travaillaient sur une histoire d'amour avec Spock. Je lui ai demandé comment ils comptaient faire. Spock est quelqu'un qui ne montre jamais ses émotions, même s'il en a.
 

 

D.C. Fontana

"Un coin de paradis" avait été écrit à partir d'un autre scénario. La première version ne collait pas. C'était une histoire d'amour entre M. Sulu et une jeune femme. Gene Roddenberry m'a proposé de réécrire et de devenir chef-scénariste. Je lui ai dit que je voulais réfléchir. Je suis revenue en lui disant que l'histoire était celle de M. Spock.
Leur relation était à la fois légère et sombre. C'était l'occasion pour eux d'explorer cette relation dans un milieu libre de toutes contraintes et qui pouvait être romantique. Je n'ai pas forcément pensé que cet épisode plairait aux femmes, mais bien sûr, ça a été le cas.

Leonard Nimoy

C'est devenu une très belle histoire. C'était Jill lreland qui jouait la jeune fille. Spock était affecté par les spores d'une plante. Il perdait la maîtrise vulcaine de ses émotions et lui déclarait son amour. Il lui disait : "Je t'aime."
On s'est bien amusés à grimper aux arbres et à répondre au capitaine genre : "Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?" "Laissez-moi. Je suis occupé." "Spock !" "Ne m'embêtez pas. Je suis avec ma copine, là !"
 

 

George Takei - Sulu - 14 janvier 2004

Je faisais constamment campagne pour qu'on étoffe Sulu. Pour qu'il connaisse une histoire d'amour. Pour qu'il ait une famille. C'est une chose qui peut être frustrante, quand on est sept acteurs à vouloir approfondir , étoffer, enrichir son personnage. C'est très difficile. On avait donc très rarement l'occasion d'obtenir gain de cause. Mais on découvre plus tard dans l'un des films que Sulu a une fille. Quand j'ai vu ça, je me suis dit : "Mais d'où sort-elle ?" "Et surtout, qui est sa mère ?"
 

 

Nichelle Nichols - Uhura - 15 décembre 2003

On raconte tant de choses sur Jimmy et moi que lorsqu'ils ont écrit le film, ils ont laissé entendre qu'il y avait quelque chose entre Scotty et Uhura. Jimmy et moi, on s'est dit : "Ils sont complètement fous, ou quoi ?" George leur avait dit qu'on se disputait comme un vieux couple et ils ont décidé de s'en inspirer. Jimmy et moi avons trouvé ça très drôle. La scène qu'ils avaient écrite faisait écho à la réalité. Jimmy avait eu une crise cardiaque. Quand je l'ai appris, je suis allée le voir à l'hôpital. Il m'a regardé et je lui ai dit : "Jimmy Doohan, si tu meurs, je te tue." C'est sorti comme ça. Je n'essayais pas de faire de l'humour. Il a répondu : "Ne me fais pas rire. Ça fait mal."
 

 

Walter Koenig - Chekov - 17 décembre 2003

J'avais les hormones qui s'affolaient à l'époque. On avait un épisode avec Leslie Parrish. Superbe et très intelligente. Elle portait un costume qu'on lui avait pratiquement collé à la peau. Et moi, je priais pour que la colle fonde sous la lumière des projecteurs ! Mais il arrivait parfois qu'on ait du mal à garder le sens des convenances et une conduite exemplaire devant toutes ces dames très séduisantes.
 

Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The original series Saison 1