Notes de l'auteur : D.C. Fontana

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saison 2
Bonus

Notes de l'auteur : D.C. Fontana

 

D.C. Fontana - auteur - 30 juillet 2003

Les analystes de scénarios collaborent avec les scénaristes, travaillent sur les scénarios, les écrivent, font beaucoup de... Ils ne sont pas impliqués dans la production. Mais, j'étais toujours sur le plateau car je voulais m'impliquer. Mais en principe, on travaille avec les scénaristes, on écrit des scénarios. Par exemple, il fallait juste annoter l'un des scénarios de Margaret Armen.  On s'est assises dans mon bureau, et on a parlé des changements à faire. Puis elle est rentrée chez elle et a fait les changements. "Pauvre Apollon", en revanche, a demandé nettement plus de travail. Il fallait reprendre de nombreuses répliques et permuter des scènes. Gene Coon et moi avons passé en revue ce qu'il fallait faire, puis j'ai soumis ça à Marc Daniels, le réalisateur, et j'ai tout revu. Donc parfois, ça demande peu de travail et parfois, ça en demande beaucoup.
 

 

Il fallait qu'on travaille sur Apollon. C'était un personnage vide. Il lui fallait plus d'interaction avec les personnages principaux. De plus, il y avait des problèmes au niveau de la production. On travaillait sur un seul grand décor. Il a fallu retravailler le décor et le rendre plus intéressant en mettant plusieurs aspects en valeur. C'était un décor magnifique. On a dû essayer de s'éloigner du décor afin de pouvoir montrer différents aspects, lui donner plusieurs apparences.
 

 

Les Vulcains étaient aussi mystérieux que les Romuliens. Au fil des épisodes, on faisait des découvertes sur les vulcains. J'ai reçu une lettre de quelqu'un qui veut faire une thèse sur les Vulcains. On inventait tout ça, à l'époque ! Mais on a essayé de développer une culture et de s'y tenir, de façon à s'y référer en sachant de quoi on parlait. On lui a donné quelques caractéristiques japonaises, indiennes et du Moyen-Orient. Elle a évolué petit à petit. Personne n'a dit : "Les vulcains sont comme ça." On inventait quand ça nous arrangeait tout en gardant une certaine cohérence.
 

 

J'aimais bien travailler avec Gene Coon. Nous nous entendions très bien. On avait le même sens de l'humour. Mais Gene Roddenberry avait toujours de nouvelles idées. Je me souviens d'un problème qu'on a eu sur "Retour sur soi-même". Gene Coon et moi voulions que six à huit extraterrestres s'emparent d'un vaisseau de 400 personnes. Nous ne trouvions pas de solution. Alors nous avons exposé le problème à Gene Roddenberry. Sur son bureau, il avait un drôle de petit  presse-papiers que je lui avais donné. Je l'avais rapporté du Mexique. Il était en forme de dodécaèdre. Il a commencé à le pousser du doigt sur son bureau. Il a dit : "Et si les extraterrestres avaient une machine pouvant transformer l'équipage en des formes de ce style qui seraient l'essence de leur être, on serait débarrassés d'eux." On a dit : "Parfait. C'est réglé." Et on est partis en rigolant. On avait la solution. On pouvait aussi se passer de la plupart des autres acteurs pour cet épisode.
 

 

A la fin de la première saison, alors qu'on préparait la deuxième, j'ai demandé à tous les acteurs de me parler de leur personnage. "Vous êtes dans sa peau depuis un an. Que savez-vous du personnage ?" Puis j'ai ajouté tout ça à la bible en guise de complément afin que d'autres scénaristes s'y réfèrent. J'ai bien aimé parler de Leonard McCoy avec DeForest Kelley. J'ai dit : "Et si le Dr McCoy avait un fils ?" Et il y avait un problème car ils voulaient des choses différentes. Il a dit : "Je pense qu'il faudrait que ce soit une fille." De Kelley n'avait pas d'enfants, et peut-être avait-il voulu une fille mais que la vie en avait voulu autrement. J'ai dit : "On va voir ce qu'on peut faire." Joanna McCoy figurait dans la bible. On ne voyait jamais le personnage, sauf par la suite dans des romans, mais j'ai toujours voulu écrire cette histoire et je n'ai pas pu le faire.
 


DC Fontana est un pseudonyme. On ne savait pas que j'étais une femme. Les six premiers épisodes que j'ai écrits, tous de l'action-aventures, étaient signés Dorothy C. Fontana. Puis je me suis fait dire qu'une femme n'écrivait pas d'action-aventures. "Mais si. Je viens d'écrire six épisodes." Ne pouvant pas présenter mon travail sous mon véritable nom, j'ai commencé à me cacher derrière mes initiales, donc c'est devenu une sorte de pseudonyme. Du moment que l'histoire était bonne, les gens y croyaient, donc ça allait. Mais utiliser Michael Richards, le pseudonyme de l'époque, correspondant aux noms de mes frères, Michael et Richard, laissait penser que je me moquais de ce qu'on avait fait du scénario.


Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The original series Saison 2