Passage en revue de l'équipage

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PASSAGE EN REVUE DE L'EQUIPAGE



Patrick Stewart - Capitaine Picard (interview du 6 mars 1987): C'est extraordinaire de voir à quelle vitesse...C'est dire avec quel soin et quelle rigueur Gene Roddenberry et les producteurs ont choisi leurs acteurs...à quelle vitesse le groupe s'est soudé et s'est mis à travailler de façon détendue et créative. C'est merveilleux d'être le patron. Rien ne peut remplacer ça, que ce soit au théâtre, au cinéma ou dans une entreprise. La meilleure place, c'est le fauteuil du capitaine. Il semblerait... C'est difficile de répondre à ces questions parce qu'on commence seulement à comprendre qui sont les personnages principaux de la série. Tout cela m'est tout à fait naturel, m'asseoir dans ce fauteuil, le fauteuil de commandement sur la passerelle de l'USS Enterprise. Ce n'est pas si différent d'un trône ou d'un fauteuil de ministre. Le processus de prise de décision est très similaire. C'est dans ce sens que ce rôle est une suite logique dans ma carrière. De même, la nature mythique de Star Trek est quelque chose qui ne m'est pas étranger. Quand on joue Le Roi Lear, on succède à une longue lignée d'acteurs qui, depuis 400 ans ou plus, ont déjà tout donné au rôle. C'est pour ça que je ne me sens pas menacé. Au début, on a essayé d'attiser la controverse au sujet de la série. Aucun de nous n'arrivait à comprendre la raison de cette controverse. C'est à nos yeux un processus en cours et en pleine évolution. C'est un professionnel, dévoué à Starfleet. Il sort, j'imagine, de l'école militaire et ça semble être toute sa vie. Il n'est pas marié. Se marier semble lui être impossible. Sa vie est dominée et obsédée par cette mission, par l'idée de Starfleet et de la Directive Première.

 


Levar Burton - Lieutenant Geordi La Forge (interview du 18 mars 1994): Geordi est passé de navigateur à ingénieur en chef et du grade de lieutenant à celui de lieutenant commandant. Il s'est créé une place importante au sein de l'équipage de la passerelle. Geordi s'est imposé en ingénierie. Ca a changé le personnage. Il s'est vu accorder un domaine de responsabilité, son domaine. Une partie du vaisseau dont il a le contrôle.

Gene Roddenbery, Producteur Exécutif (interview du 5 septembre 1988): Riker est en passe de devenir le Numéro Un idéal qui a le sentiment que ce vaisseau est le sien. Le capitaine l'emprunte pour le commander. Mais Riker est responsable de la formation et de l'état du vaisseau. Il est très fier de son vaisseau, comme tous les officiers en second depuis les débuts de la marine. Cette année, il porte une barbe à la Sir Walter Raleigh. Il est si beau que les femmes tombent à ses pieds.

 

Rick Berman, Producteur Executif (interview du 18 mars 1994) : Riker a refusé à un certain nombre d'occasion de partir. Il a mûri en tant qu'officier par rapport à ce qu'il était quand il a rejoint l'équipage. Il a développé une très belle relation avec Picard qui n'existait pas au dépârt.

 

Jonathan Frakes, Commander Riker (interview du 23 mars 1994):Au départ, il était incroyablement sérieux. Puis Gene Roddenberry m'a dit: "Frakes, quand j'ai dit que le type ne souriait pas, j'avais tort. J'aimerais que tu mettes un peu plus de Frakes dans Riker." A partir de là, j'ai eu le droit de sourire, Riker s'est détendu.

 


Wil Wheaton, Wesley Crusher (interview du 20 septembre 1988):Il y a trois choses qui me branchent cette année : travailler avec Whoopi Goldberg, être aux commandes du vaisseau et avoir mon propre communicateur. Dans cet ordre.

 

Gene Roddenberry, Producteur Exécutif (interview du 20 septembre 1988): Wesley, c'est un peu moi à 14 ans. Je n'ai jamais été le génie qu'il est. Mais c'est une merveilleuse époque de la vie : les premières filles, les premiers exemples de méchanceté entre humains. De voir ce monde s'ouvrir à soi, comme une huître géante et se dévoiler à un jeune de 14 ans, c'est amusant.

 


Gene Roddenberry, Producteur Exécutif (interview du 20 septembre 1988): La charmante Troi est l'un de mes personnages préférés. Parce qu'à mon avis, Troi dit au public : On a besoin d'ingénieurs humains pour huiler les relations humaines. On en a besoin dans l'espace, quand on passe des années dans ces gigantesques vaisseaux.
Marina Sirtis, Conseillère Deanna Troi (interview du 1 novembre 2001): J'étais enchantée qu'on m'embauche pour 26 épisodes. C'était mon plus long contrat. Alors, tout le reste, c'était en prime. J'ai eu quelques difficultés dans la première saison. On m'avait supprimée de certains épisodes. J'avais un peu peur de perdre mon travail. Donc, le fait que je revienne dans la deuxième saison et que le premier épisode, à savoir "L'Enfant", soit un épisode Troi, centré sur Troi, c'était formidable pour moi. Ca m'a sidérée. J'étais si heureuse de revenir et de sentir que producteurs et scénaristes croyaient assez en moi pour me faire porter le premier épisode de la saison. C'était difficile parce que je n'ai jamais eu d'enfants. Mais.....se promener avec un sac rempli de graines sur le ventre, ça réveille instantanément un gène dans la tête d'une femme. "Bon, il faut que je marche de cette manière, que j'aie mal au dos." La naissance même a été très émotionnelle, même si je faisais semblant. J'avais demandé un plateau restreint, et je voulais avoir les gens qui m'aiment autour de moi. Patrick était hystérique. Il s'est mis à me traiter comme si j'allais avoir un bébé. A se lever quand j'arrivais. A m'offrir sa chaise et à me traiter comme une femme enceinte. Je devais lui rappeler "Je ne suis pas vraiment enceinte, Patrick". En dessous tout ça, il y a une personne mince." Du moins plus mince. C'était un épisode intéressant au niveau du jeu, au niveau de la psychologie.

Diana Muldaur, Docteur Pulaski (interview du 20 septembre 1988): Il y a une certaine fidélité qu'on ne trouve pas normalement à la télé. Il y a une constance des personnages et des idées. Le public y est fidèle. Et tout est resté intact au fil des années. Rien n'a été jeté. "On n'a plus besoin de ça." Tout est resté pareil.

 

Peter Lauritson, Producteur Associé (interview du 5 octobre 2001): Les acteurs ont développé une nouvelle dynamique. Je crois qu'elle a apporté une plus grande dimension scientifique au rôle du docteur. Elle pouvait parfois être très sérieuse. Mais nombreux ont été les épisodes où son personnage a eu l'occasion de faire un peu d'humour. Et elle est très douée pour ça aussi. Data a lancé les parties de poker. Il voulait essayer les jeux humains. Ca les a beaucoup amusés. C'est le genre de trucs qu'on essaie, et si ça passe bien, on développe l'idée. Ca a continué jusqu'à la septième saison. C'est comme de rentrer aux vestiaires. Tout le monde se relâche, on oublie qu'on est capitaine, ou le rang qu'on occupe. On n'est plus qu'un type comme les autres. Ou une fille. Ou une nana. Comme vous voulez ! Mais c'est ce qu'ils recherchaient, je crois. Permettre aux personnages de se détendre et communiquer normalement, en dehors du cadre militaire ou romantique.

 


Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 2