Missions mémorables

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L'ECLAT D'UN MURMURE

Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE (Interview du 5 octobre 2001) "L'ECLAT D'UN MURMURE", Un épisode très bien reçu et très spécial aux yeux de ceux qui y ont travaillé. Un acteur sourd y interprète le rôle principal de l'épisode.
Durinda Rice Wood, COSTUMIERE (Interview du 5 octobre 2001) Howie Seago a joué dans un épisode. Je me souviens avoir été sidérée par son talent et son aura, et je voulais lui faire un très beau costume.
Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE Son énergie et son optimisme ont vraiment électrisé tout le monde. Il a fait passer cet épisode à un autre niveau.
Extrait de l'épisode "L'ECLAT D'UN MURMURE"

- Notre mode de communication s'est développé à travers les siècles, et je le trouve plutôt harmonieux.
- Alors, Riva le médiateur
- est sourd.
- Et vous trois parlez pour lui ?
- Oui.
- Je suis le produit des autres, la pensée réunificatrice. Je suis l'harmonie, la sagesse, la balance.

Dan Curry, RESPONSABLE EFFETS VISUELS (Interview du 5 septembre 2001) L'Eclat d'un murmure est un épisode sur un sourd entouré d'un choeur grec, qui le suit partout et lui sert de traducteur. Chacun d'entre eux est sensible à différents aspects d'une négociation.
Marnie (Choeur grec) et John de Lancie (Q) (Interview du 27 août 1991) L'épisode dans lequel j'ai joué a été modifié en cours, je me fais tuer sur une planète extraterrestre.
Dan Curry, RESPONSABLE EFFETS VISUELS Le choeur grec se fait tuer, une expérience horrifiante pour le personnage principal, le négociateur, qui devait le transformer totalement. La scène devait être très forte.
Marnie (Choeur grec) et John de Lancie (Q) J'ai regardé l'épisode avec mon fils de quatre ans. A la fin, je lui ai demandé
- "Comment était Maman ?"
- "Pas si bien que ça."
- "Qu'est-ce qui n'allait pas ?"
- "Aller sur cette planète, c'était une grosse erreur."

Il a également dit "Papa ne meurt pas."
Ca lui posait vraiment problème... "Papa trouvera toujours un moyen." "C'était vraiment bête."
Oui.


ICARE

Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE John Tesh, j'ignore pourquoi, voulait être un Klingon.
John Tesh, Klingon (Interview du 21 août 1991) Jouer un Klingon, c'est une chose... Le maquillage, c'en était une autre. Ca a été une expérience inoubliable. Il a bien fallu deux heures et demie de maquillage. Je me suis laissé faire patiemment en pensant à des trucs bien. Après le maquillage, j'ai enfilé le costume. Puis je suis passé devant un miroir sans me rendre compte que c'était moi. C'était intense à ce point.
Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE En Klingon, personne ne le reconnaissait. Cet aspect lui a sans doute plu aussi.

John Tesh, Klingon On vous met une carapace de tortue sur le front. Puis on vous colle les sourcils aux oreilles. Il m'a fallu une semaine pour tout enlever.
Michael Dorn, Worf (Interview du 21 août 1991) Il a la taille qu'il faut. Regardez-le. Il est bien plus grand que moi. Les Klingons sont grands. Grands et autoritaires. Il faut oublier l'image du type sympa. C'est la première chose. Pas de sourire. Qu'il oublie l'image du type sympa et il sera parfait.
John Tesh, Klingon J'ai été frappé par la minutie apportée à tous les niveaux. Ce n'est pas comme dans une série, où on a un ou deux jours de tournage. C'est un film. En fait, chaque semaine, ils font un film. J'ai été impressionné par toute la technique et la minutie avec laquelle tout était filmé et préparé. Il est évident que cette série passera longtemps à la télé. Si on fait une erreur, elle passera et repassera. On me disait quelle posture adopter, comment me tenir, grand et fier. Et moi, je sifflais. C'est une chose que j'ai improvisée. Les Klingons ne sifflent pas. Je n'ai rien eu à dire du genre... Je n'en revenais pas que Worf puisse vraiment dire tous ces trucs. Ca donne quoi dans le script ? La machine à écrire doit déformer tout ce qu'on dit. Ma seule réplique, c'était... Je frappais Worf avec un bâton de douleur alors qu'il passait au milieu d'une rangée de Klingons hostiles. Une sorte de rituel que je n'ai pas compris.
Durinda Rice Wood, COSTUMIERE (Interview du 5 octobre 2001) Dans l'un des épisodes, Riker et son adversaire devaient s'affronter sur un ring. Je me suis dit "Que vais-je faire ?" Je me suis rappelée des recherches que j'avais faites. J'avais des magazines de moto-cross. Ce n'était pas courant à l'époque. Ce n'était pas un sport très connu. Je suis allée acheter tout un tas d'équipement de moto-cross et on s'est mis à tout découper et à tout assembler. Il y avait surtout du rouge et du blanc. Donc, l'adversaire était en blanc et Riker en rouge.

NOUVEL ECHELON

Extrait de l'épisode "Nouvel échelon"

- Que font tous ces animaux ici ?
- Navré, capitaine.
- C'était ça ou discuter jusqu'à ce qu'il gèle en enfer.
- M. le capitaine, ces pauvres bêtes, on n'allait pas les laisser crever. En plus, comment pourrions-nous construire un avenir sans elles ?

Alan Sims, CHEF ACCESSOIRISTE (Interview du 5 octobre 2001) En tant que chef accessoiriste, je suis responsable des animaux, ainsi que de Spot, que Data avait. J'embauche un dresseur, puis on organise un casting avec quatre ou cinq animaux, comme pour un casting d'acteurs. Ils choisiront un animal en particulier.

A l'époque, j'élevais des chèvres pygmées africaines. J'ai pris des photos que j'ai montrées aux producteurs en leur disant "Ce serait une race d'animaux qui passerait bien sur le vaisseau." L'idée leur a plu. Donc, avec ma femme, à l'époque, elle était enceinte et il leur fallait une femme enceinte pour un rôle secondaire particulier. Je l'ai amenée et ils l'ont habillée comme il fallait et on a lâché nos chèvres dans le studio. Une expérience formidable. On s'est bien amusés avec le bétail. C'était donc là ma contribution personnelle. Ma femme, mon enfant dans son ventre, et nos chèvres pygmées.


LA DAUPHINE


Dan Curry, RESPONSABLE EFFETS VISUELS Dans cet épisode de la deuxième saison, il y a un moment où Crusher divertit une jeune fille de passage sur l'Enterprise. C'était la première fois qu'on faisait du morphing sur Star TreK. Au lieu d'utiliser le logiciel disponible aujourd'hui, et qui n'existait pas alors, on a dû dessiner le morphing et animer à la main le passage d'une forme à l'autre. Je l'avais déjà fait sur un Vendredi 13. J'avais réalisé des dessins à l'huile des différentes étapes du morphing. Dans ce cas-ci, on s'est servis le plus possible du pupitre de mélange. Puis Steve Price, l'animateur, a peint à la main, image par image, ce qui fait que l'animation a été réalisée à la main.

Autre fait intéressant dans cet épisode : la jeune fille est une métamorphe et peut donc se changer en d'autres choses. Wesley l'emmène sur le holodeck pour lui faire faire un tour sur un nuage d'astéroïïïdes.Comme nous disposions de la technologie d'animation à distance, il fallait filmer des trucs qui aient l'air d'astéroïdes. Je suis allé au magasin bricolage. J'ai trouvé des pierres volcaniques dont on se sert en jardinage. J'ai pris un seau et en ai choisi des très grosses et des très petites. L'homme qui travaillait au rayon maçonnerie a été surpris de voir un client inhabituel examiner les pierres et les choisir une par une. Les pierres devaient ressembler à des astéroïdes. Il m'a dit "Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi exigeant !" Je lui ai expliqué. Il a trouvé ça super.


ELEMENTAIRE, MON CHER DATA

Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE J'ai beaucoup aimé les scènes du holodeck de la deuxième année. Data dans la peau de l'inspecteur. Tout le monde a joué le jeu. Je me souviens que LeVar et Brent ont adoré. Brent était toujours en train...Hors champ, il faisait rire tout le monde. Il était en costume mais faisait Humphrey Bogart ou un personnage du genre, qu'il savait bien imiter. Ces épisodes étaient très amusants pour tout le monde.

CHASSE A L'HOMME

Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE Le batteur, Mick Fleetwood, j'ignore comment il avait imaginé son apparition dans Star TreK. Mais une fois habillé et maquillé en poisson, il était méconnaissable. Mais il pouvait dire à ses gamins ou amis "Je suis dans Star TreK." "La tête de poisson qui arrive à bord, c'est moi." C'était marrant. Mais il s'est éclaté.
Wil Wheaton, Wesley Crusher (Interview du 21 août 1991) Ces gens arrivent et on est là "Mick Fleetwood ?!" Même s'ils refusent de l'avouer, mes parents étaient de vrais hippies et j'ai grandi en écoutant Fleetwood Mac. Je jouais au frisbee, j'allais à la plage, dans des habits trop petits parce qu'on n'avait pas les moyens. On écoutait Fleetwood Mac. Et voilà que je parlais à Mick Fleetwood. Ce type dont la musique m'avait influencé, gamin.

ETRE OU NE PAS ETRE

Rick Berman, PRODUCTEUR EXECUTIF (Interview du 18 mars 1994) On me demande souvent quel est mon épisode préféré. Etre ou ne pas être, l'épisode du procès dont l'issue doit décider du statut de Data, est à mon avis magnifique.
Peter Lauritson, PRODUCTEUR ASSOCIE A l'arrivée du script, tout le monde a été un peu surpris par le sérieux du sujet. Melinda Snodgrass, la scénariste, je crois que c'était l'un de ses quatre ou cinq premiers scripts. C'était prodigieux.
Extrait de l'épisode "ETRE OU NE PAS ETRE"

- Alors dites-moi, qu'est-ce que c'est, Data ?
- Je ne comprends pas.
- Qu'est-il ?
- Une machine.
- Vous en êtes sûr ?
- Oui.
- Il répond à deux de vos critères. Et s'il répond au troisième ? S'il a un sens moral. Que sera-t-il ? Je n'en sais rien. Et vous ? Et vous ? Et vous ?

Brent Spinner, Data (Interviw du 4 avril 1994) On dit souvent que tout tient au scénario. Il n'y a rien de plus vrai. Un acteur peut peut-être rehausser un peu le niveau, mais avec un excellent script, il s'envole.
Patrick Stewart, Jean-Luc Picard (Interview du 15 novembre 2001) Cet épisode était nécessaire parce qu'un épisode comme celui-ci, autour de Data, devait être écrit. Tout le monde y avait réfléchi, on voulait écrire le meilleur épisode possible. Le personnage de Data avait pris tant d'importance aux yeux du public que l'idée qu'il puisse en définitive être considéré comme un objet appartenant à Starfleet, au lieu d'avoir son existence propre et indépendante, était très importante. Whoopi et moi avions une scène où elle me parle de l'esclavage. Si Data est un objet que l'on peut reproduire à l'infini, on a là une forme d'esclavage. Par conséquent, la mise en évidence de son indépendance de pensée était très importante et devait conditionner la façon dont des créatures comme Data seraient traitées à l'avenir. Cela devait représenter les mentalités du 24ème siècle.
Extrait de l'épisode "ETRE OU NE PAS ETRE"

- Le condamnerez-vous, lui et tous les futurs Datas, à l'esclavage ? Starfleet a été fondé pour découvrir de nouvelles formes de vie. Eh bien, en voici une ! Elle attend. Vous vouliez appliquer la loi. Eh bien, allez-y, appliquez-la bien.


Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 2