Missions mémorables

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Sarek

Patrick Stewart, Capt Picard (Interview du 15 novembre 2001) Le principal souvenir que j'en ai gardé concerne l'aspecttechnique. Cet épisode m'a appris quelque chose sur la technique cinématographique. C'est Les Landau qui a réalisé cet épisode. C'est un excellent réalisateur. ll avait conçu un plan où la caméra se déplaçait en continu. Elle démarrait sur mon profil gauche et sur un long monologue que j'avais à dire, très intense et très émotionnel, la caméra se déplaçait très lentement en faisant le tour pour finir sur mon profil droit. C'était un plan superbe. Les en était très content. Ca passait très bien. Le problème, c'est qu'on ne pouvait pas le couper. Donc, à chaque prise, je devais reprendre depuis le début. Prise après prise. C'était très dur, sur le plan émotionnel aussi bien que technique, de garder la même intensité à chaque fois. Il voulait que ce soit parfait, et c'est un mouvement compliqué. Souvent, ça ne l'était pas, alors on reprenait du début. lmpossible de faire semblant. A chaque prise, il fallait la jouer comme si c'était la bonne.

PATERNITE

Michael Westmore, MAQUILLEUR (Interview du 23 mars 1994) LA mes yeux, le personnage le plus inoubliable en terme de maquillage, c'est un personnage de l'épisode Paternité. Data crée un androïde qui ensuite choisit de prendre la forme d'une humaine. Mais à l'état original, c'est Leonard Crowfoot qui interprète le rôle. On avait conçu un élément qui lui couvrait toute la tête, dans lequel on avait sculpté une oreille d'apparence mécanique. On avait fait faire des lentilles chromées. On avait placé la bouche à la place du menton. Pour le reste du corps, on avait conçu une espèce de gaine, une grosse gaine de caoutchouc, qu'on lui collait dessus. Il fallait quatre heures pour l'installer et deux à trois heures pour l'enlever. Il fallait un maquilleur pour l'aider à tout enlever sousla douche. Une fois dans la gaine en caoutchouc, on enduisait tout son corps d'une peinture couleur or-cuivre qui ne nécessitait aucune retouche de la journée. Il touchait ce qu'il voulait, elle ne partait pas. C'est pour ça que c'était aussi long pour le démaquiller. On était deux à trois personnes à le frotter pendant des heures.

DEJA Q

Gerry Sackman, DIRECTEUR MUSICAL (Interview du 31 janvier 2002) Pour Déjà Q, on a fait appel à un groupe mariachi, qu'on a pré-enregistré. Ils ont fait l'enregistrement musical avant le tournage. Puis on a fait revenir le même groupe pour interpréter le groupe mariachi qui accompagne Q. Le groupe a joué cinq ou six airs. Celui qui a été choisi, j'ai oublié le titre en espagnol, mais ça se traduit par L'Abandon. C'est censé être un chant très lent, très émouvant mais la mélodie leur plaisait tant qu'ils l'ont joué deux fois plus vite pour en faire une ballade joyeuse. C'est l'air qu'on entend lorsque Q joue de la trompette à la fin de l'épisode.

LES JOUETS

Michael Piller, PRODUCTEUR EXECUTIF (Interview du 22 janvier 2002) L'épisode Les Jouets avait pour sujet un collectionneur. Un homme qui parcourt l'univers à la recherche d'objets précieux. C'est Data qu'il veut dans cet épisode. Dans son musée, où est placé Data, se trouve une carte de 1961 ... Est-ce que c'est 1961 ? C'est important, ce genre de détail. C'était une carte de joueur de base-ball de Roger Maris. J'étais fan des Yankees quand j'étais jeune. Roger Maris était un de mes héros. Micky Mantle l'était aussi, mais Roger Maris ne fait pas partie de la bande de Micky Mantle. J'ai trouvé sympa qu'au 24ème siècle, on se souvienne de Roger Maris. J'ai trouvé cette vieille carte de Roger Maris. Le collectionneur dit que c'est le joyau de sa collection, qu'elle sent encore le chewing-gum. Si cette carte a tellement de valeur pour moi, c'est qu'à partir de là, je me suis mis à collectionner les cartes. C'est devenu une drogue. J'ai commencé à acheter toutes les cartes des Yankees et de mes équipes préférées des années 50 et 60.

OBSERVATEURS OBSERVES

Marina Sirtis, Troi (Interview du 1er novembre 2001) Faire Star TreK, c'est un peu jouer au défilé de mode. Je ne parle pas de beauté. Mais du genre défiler en maillots de bain en plein hiver ou en fourrure en plein été. C'était un peu pareil pour nous. On s'est retrouvés dans le désert par plus de 45 degrés, vêtus de cinq couches de laine, dans le rôle des Mintakans dans Observateurs observés. Ce n'était pas toujours très agréable. On adore tourner en extérieur. C'est un peu comme partir en camp. Seul. On est sans nos partenaires, c'est l'occasion de s'amuser. C'est sympa.
Extrait de l'épisode "OBSERVATEURS OBSERVES"

- Les MintaKiennes précèdent toujours leur compagnon. Un signal pour les autres femmes.
- "Chasse gardée. Allez ailleurs" ?
- Pas exactement. Disons plutôt "Si vous désirez ses services, c'est avec moi qu'il faudra négocier. "
- Quel genre de services ?
- N'importe lesquels.
- C'est un peuple sensé.


L'ENNEMI

Levar Burton, Geordi (Interview du 8 novembre 2001) L'Ennemi était bien. Un épisode formidable pour Geordi et ce... et ce Romulien, Bochra. C'était un peu... ..un hommage de notre part au film La Chaîne. Tony Curtis et Sidney Poitier enchaînés l'un à l'autre. Des cultures différentes, des milieux différents, des points de vue différents. Ils se retrouvent forcés de passer outre leurs différences pour assurer leur survie à tous les deux.

MENAGE A TROI

Ethan Phillips, Neelix (Voyager) (Interview du 10 septembre 1994) J'ai fait un épisode de La Nouvelle Génération. J'interprète un Ferengi, le Dr Farek, un sale type. L'un des Ferengis tombe amoureux de Lwaxana. La mère de Troi. Et moi, je les enlève toutes les deux et les déshabille. Je trouve leur corps ignoble, comme tout bon Ferengi. Un pauvre type. Mais du point de vue ferengi, un type assez sympa.

DEJA Q

Extrait de l'épisode "DEJA Q"

- Certaines créatures de l'univers vous considéreraient comme l'ultime réussite, androi de. Pas de sentiments, pas d'émotions, pas de chagrin. Et cependant, vous convoitez ces qualités de l'humanité. Croyez-moi, vous ne perdez rien. Mais si ça vous dit quelque chose, vous êtes meilleur humain que moi.

Michael Piller Pour moi, l'un des instants marquants de la 3ème saison a été l'épisode avec Q. A l'origine, Q devait faire semblant d'avoir perdu tous ses pouvoirs. Il apparaît à bord de l'Enterprise et leur raconte toute une histoire, un ramassis d'idioties, et embarque l'Enterprise dans une course folle pour rien. On s'était dit, une histoire avec Q, ça fera rire. Ca fait toujours un bon épisode. On a présenté l'histoire à Gene. C'est sans doute la réunion la plus importante que j'aie eue avec Gene. Il m'a regardé et m'a demandé : "De quoi ça parle ?" J'ai dit : "ll s'agit d'une course folle pour rien à travers..." "Non, ça parle de quoi ?" me redemande-t-il. "Si tu racontes l'histoire d'un Dieu qui perd tout ce qu'il a et doit découvrir son humanité... là, ça parle de quelque chose." C'est à cet instant précis que j'ai compris ce qu'était exactement Star TreK, qui était vraiment Roddenberry. Et l'épisode, c'est ça. Q qui découvre sa propre humanité. Maintenant, c'est tous les jours que je reçois un scénariste qui vient me présenter une idée, et la première chose que je demande, c'est "De quoi ça parle ?"
Extrait de l'épisode "DEJA Q"

- Data s'est peut-être sacrifié pour moi. Pourquoi ?
- Ca fait partie de sa nature. Il a su réunir le meilleur de l'humanité.
- Lorsque je me demande si j'aurais pu faire la même chose pour lui, je suis forcé de répondre non. Ca me rend honteux.


Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 3