Panorama de mission

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La visite de Spock

Patrick Stewart (interview du 15 novembre 2001) : Rick et Leonard étaient de très bons amis. Je crois que c'est leur relation... L'apparition de Leonard dans un épisode a été très importante pour les fans et le respect qu'ils ont pour ce personnage.
Mike Okuda, responsable scénique (interview du 4 avril 2002) : Leonard Nimoy dans "La nouvelle generation", c'est l'enterinement de la série. Spock nous donnait son approbation, en quelque sorte.
Jonathan Frakes (interview du 2 novembre 2001) : Leonard a fait preuve d'une grande classe en acceptant de faire un épisode, alors qu'il n'était pas obligé.
Patrick Stewart : Je crois que tout le monde avait un peu le trac devant Leonard. Il se dégage de lui une certaine gravité. Une force, un sérieux. J'avais bien sûr très envie qu'il nous donne son aprbation. C'était formidable de travailler avec lui. C'est quelqu'un d'amusant, d'intéressant et d'intelligent.
Jonathan Frakes : Bizarrement, on est liés, étant l'officier en second, et le réalisateur des films. J'ai toujours été très conscient du parallèle Nimoy/Spock et Riker/Frakes.
Jery Taylor, productrice et scénariste (interview du 17 mars 1994) : J'ai eu le plaisir d'être invitée à participer à "Réunification". Michael Piller et Rick Berman en avait discuté avec Leonard Nimoy. Michael avait prévu à l'origine d'écrire les deux épisodes. Comme il manquait de temps, il m'a demandé d'écrire le premier. C'était très flatteur, mais c'était le premier épisode, et il devait préparer le terrain pour l'apparition de Spock. Dans mon épisode, il apparaissait 14 secondes pour annoncer : "Me voilà." J'étais chargée d'amuser la galerie avant l'arrivée de la star. Mais quand on se voit confier la dure tâche d'écrire un épisode qui doit préparer le terrain à autre chose, on travaille encore plus dur. C'était un bon épisode qui offrait mystère, suspense. Il préparait très bien à la seconde partie.
Michael Piller, producteur exécutif (interview du 22 janvier 2002) : J'avais des sentiments mitigés. On avait beaucoup hésité au début de la série à faire quoi que ce soit qui mène à penser qu'on dépendait, ou même exploitait, la série classique. Il ne s'agisait pas de la renier. Nous voulions simplement nous en détacher. A la saison 5, on a eu le sentiment d'avoir atteint un stade où cela n'était plus à prouver. Nous avions établi notre propre identité. Si bien que lorsque l'occasion s'est présentée de faire venir Spock, ce n'était pas rien.
Denise Crosby (interview du 18 mars 1994) : Jamais je n'aurai cru, en regardant Star Trek, gamine, que je me retrouverais à jour aus côtés de Mr Spock. C'était impensable. Ce fut donc un grand honneur de faire partie de l'histoire de la série et d'entrer en quelque sorte dans la tradition Star Trek.
Michael Piller, producteur exécutif : Ca m'a fait très plaisir de connaître Leonard Nimoy et de l'écouter. Je suis tout à fait d'accord avec sa vision de Star Trek. Il a dit une fois aux scénaristes : "L'important, ce sont les idées." L'important, ce n'est pas... Je le dis moi-même, ce ne sont pas les vortex, les explosions dans l'espace ou les batailles spatiales. L'important, ce sont les idées, et leur portée. Les dilemmes éthiques et moraux.
David Livingston, producteur (interview du 14 mars 2002) : Je suis un grand admirateur de Leonard Nimoy. C'est un merveilleux réalisateur, un grand sens dramatique, un excellent oeil photographique, merveilleux avec les acteurs. Et en plus, c'est Spock. Quand on voit Spock sur le plateau, on est sûr de faire du "Star Trek". Au cas où on aurait eu des doutes avant de le voir sur le tournage...profesionnel accompli, parfaitement préparé, complètement à l'aise. Ca été un vrai plisir sur le plateau de le regarder travailler avec ses oreilles pointues.
Brent Spinner (interview du 11 avril 2002) : Leonard a joué dans la série. C'était formidable. La première fois que je l'ai vu...J'avais l'habitude d'arriver très tôt le matin pour ma séance de maquillage. En général, j'étais le premier à arriver. Et je l'ai vu dans sa loge en train de se faire poser les oreilles. De voir Leonard se faire poser ses oreilles, c'était extraordinaire. Une expérience formidable. J'ai adoré travailler avec Leonard, pouvoir mieux le connaître et nous continuons à nous voir.
Michael Piller, producteur exécutif : J'aimais beaucoup la scène que j'avais écrite entre Data et Spock, qui faisait le parallèle entre les deux personnages. Mais à la fin, Leonard m'a dit : "J'ai eu plus de dialogue dans cet épisode que dans mes cinq derniers films 'Star Trek'."
Denise Crosby : C'était très intéressant parce que je jouais Sela qui, bien sûr, était très...J'étais l'ennemi. Me voilà en train de lui hurler ces horribles choses à la figure tout en pensant : "Mon Dieu, c'est M. Spock !" "Je suis horrible avec lui." Il a été très gentil, un vrai plaisir.
Brent Spinner : J'ai toujours adoré travailler avec les acteurs de la série classique. Dans l'épisode-pilote, j'ai tourné aux côtés de DeForest, quelqu'un comme on en trouve rarement. Quelqu'un d'absolument formidable. Tout le monde l'adorait. Quelle générosité de sa part, au tout début de la série, d'avoir accepté de faire l'épisode-pilote.
Patrick Stewart : Que les acteurs originaux de la série acceptent de participer, ça a toujours beaucoup compté. Et ce dès les débuts, grâce à DeForest qui avait accepté de jouer dans notre épisode-pilote. Et la façon dont il a accepté de le faire, a fait un énorme bien à la série.

"Darmok"

Michael Piller, producteur exécutif : Darmok...existait depuis deux ou trois ans et on n'arrivait pas à le finir. Rick voulait abandonner l'idée et j'ai refuser. J'ai demandé à Joe d'y travailler un été entre les saisons 4 et 5. Il nous a rendu une note remarquable sur la philosophie du langage et de la communication. J'ai proposé à Rick de laisser le scénario à Joe. Il a inventé tout un langage pour cet épisode. Je crois qu'on s'en sert en cours de communication dans les facultés à travers tout le pays. A mon avis, "Darmok" est le meilleur épisode de "Star Trek".
Patrick Stewart : C'est un épisode qui aurait dû être récompensé. Le scénario, inspirée du mythe de Gilgamesh, était excellent. Et dans le rôle de l'extraterrestre avec lequel on ne peut communiquer, Paul Winfield, l'une de nos guest-stars les plus éminentes. Tout l'épisode traitait de la façon d'apprendre à communiquer. avec quelqu'un dont la langue nous est complètement étrangère. J'ai reçu une lettre d'un professeur d'université, fan de la série, qui me faisait remarquer que, grâce à cet épisode, jamais autant de gens n'avait entendu parler du mythe de Gilgamesh. En une semaine, ce mythe est devenu célèbre.

"LUMIERE INTERIEURE"

Patrick Stewart : D'un point de vue d'acteur, ce fut pour moi le plus intéressant, de tous les épisodes des sept saisons réunies. J'étais toujours Picard, mais un Picard dont la vie change sous l'influence d'un autre milieu, dans un monde où la Fédérztion n'existe pas, où il se marie, a des enfants, de petits-enfants même, si je me souviens bien. Il mène une existence simple et modeste dans un autre monde, où la Fédération ne devient plus qu'un rêve lointain.
Michael Piller, producteur exécutif : "Lumière intérieure", c'est l'histoire...d'un homme, Picard, qui vit 45 ans de sa vie en l'espace de 25 minutes. Il vieillit, tombe amoureux, a des enfants, et meurt. En l'espace d'une heure, il passe par toute une palette d'émotions.
Patrick Stewart : Cet épisode m'a permis d'interpréter l'homme que Picard aurait pu être si sa vie avait pris un cours différent, et j'ai trouvé cela intéressant. On le voit également à l'âge de 80 ou 90 ans. Il y avait donc là un intéressant travail de composition et de vieillissement. C'était également un épisode très intense sur le plan affectif. On y traitait des thèmes de la famille et de l'amitié. La valeur de l'amitié, la solidité de ces liens durant toute une vie.
Michael Piller, producteur exécutif : Puis à la fin de l'épisode, il y a cette scène remarquable où tous les gens qu'il a connus et aimés dans sa vie lui expliquent ce qui se passe. Puis quand il quitte ce monde, l'impact émotionnel est énorme. Il doit quitter sa vraie famille, laisser derrière cette intimité à laquelle il n'a jamais vraiment droit dans la réalité, et cela le transforme fondamentalement.

"LOU" LE BORG

 
Jerry Taylor, productrice et scénariste : Je trouvais l'idée d'un Borg seul très intéressante. Lors d'une retraite des scénaristes, une année, on s'est penchés sur l'idée et ça a donné le scénario de "Lou le Borg". Je crois que c'est un épisode cher à tout le monde.
Jonathan Del Arco (interview du 14 février 2002) : Pour l'acteur que je suis, c'était l'un des meilleurs scénarios que j'avais pu lire. En lisant le script, mon personnage prenait vie. J'entendais sa voix. L'idée, c'était de construire un personnage issu d'une société basée sur l'oppression et le lavage de cerveau, qui soudain échappe à cette société et commence à se mettre en doute, en vertu du fait qu'il est séparé de son collectif. L'ennemi juré est pris à contre-pied et confronté à ces personnes que ces horribles êtres ont fait souffrir. Ils doivent affronter leur haine pour ces êtres. C'est un peu le calice de cet esprit moral si important aux yeux de Gene Roddenberry. Tout remettre en question, en permanence.
Michael Piller, producteur exécutif : J'ai adoré cet épisode. Certains ont eu le sentiment qu'on trahissait la vision qu'ils avaient des Borgs. On aurait poussé trop loin l'humanisation du Borg. Mais, à mon avis, chaque fois que l'on peut...chercher à comprendre son ennemi, ce genre d'épisodes a un impact énorme. "Lou le Borg" est un épisode merveilleux. Ca nous permet également de montrer une autre facette de Picard, parce que Picard lui-même n'est pas objectif. Il a du mal à pardonner ce que les Borgs lui ont fait et il est prêt à ne pas lui accorder le bénéfice du doute. C'est Picard qui a donc quelque chose à apprendre. Un épisode très spécial.e
Jonathan Del Arco : Si les gens apprécient la série, c'est que, dans chaque bon épisode, on retrouve un sujet d'actualité. C'est là tout le génie d'un homme qui a créé cet univers, et les principes qui le régissent permettent de mettre en scène à la fois drame et espoir.Je crois que la série est très optimiste pour l'avenir. Et en ce moment, on a besoin de cet optimisme.
 

Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 5