Invités intergalactiques

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Invités intergalactiques

Brent Spinner (interview du 11 avril 2002) : La série a reçu des guest-stars plutôt cool au fil des ans. On m'a rappelé récemment que Kirsten Dunst avait joué dans la série. Je ne suis même pas sûre de l'avoir vu. Peut être que si.
Jonathan Frakes (interview du 2 novembre 2001): Famke Janssen avant de devenir une "Bond-girl", Je suis pratiquement sûr que c'était son premier rôle. Aussi saisissante et magnifique à l'époque qu'elle l'est aujourd'hui.
Brent Spinner : Jamie Cromwell, L'Amérique ne le connaissait pas encore. Je l'avais connu à New York.
Jonathan Frakes : James Worthy, de l'équipe des Lakers. Il nous a signé des casquettes et je porte encore la mienne.
Brent Spinner : Notre plus grande star, ça a sans doute été Ashley Judd. Elle a fait deux épisodes dans le rôle de la copine de Wesley. "Je m'apelle Wesley Crusher." "Je sais. Tu es à l'Académie." "C'est exact."

ENSEIGNE ROBIN LEFLER

Brannon Braga, scénariste (interview du 19 novembre 2001) : "Le Jeu", c'était le premier... Je crois que c'était son premier rôle. Elle était très jeune. 19 ans peut-être, à l'époque. L'histoire d'amour de Wesley. Ca parlait d'un jeu à tendance érotique. A chaque fois qu'on passait un niveau : stimulation érotique. Un peu du genre "L'invasion des profanateurs de sépultures"

 

Wil Wheaton (interview du 14 février 2002) : Quand Ashley Judd a joué dans la série, tout le monde en a fait toute une histoire, parce que c'était une des soeurs Judd. Moi, je la trouvais sympa. Une nana phénoménale. Apparemment, j'ai été son premier baiser à l'écran. Dommage pour tous les autres, c'est vrai.Lors des conventions, je racontais une blague qui faisait beaucoup rire. Le premier amour de Wesley est une métamorphe, qui se transforme en monstre une fois qu'il met son âme à nu, chose qui m'arrive très souvent dans la vie. J'étais content que le parallèle soit fait dans la série.

ENSEIGNE RO LAREN

Michael Piller, producteur executif (interview du 22 janvier 2002) : C'est difficile d'introduire un nouveau personnage dans une famille. L'équipage de l'Enterprise, c'est une famille. Un nouveau venu aura du mal à se faire une place dans l'équipage et dans le coeur du public. Mais Rick et moi trouvions qu'il fallait un autre personnage féminin. Le succès du personnage a plusieurs raisons. L'actrice était formidable. Mais le véritable déclic...ça a été que Guinan la prenne sous son aile. Guinan a mis les bras autour de cette jeune femme distante, en colère, et a attiré l'attention de Picard et des autres sur elle : "Cette personne mérite votre attention." En le faisant pour l'équipage, la famille, elle le faisait également pour le public. C'était un beau personnage que j'ai beaucoup aimé écrire.
David Livingston, PRODUCTEUR (interview du 14 mars 2002) : Elle a marqué le début de l'intrigue bajorane...qu'on a développée dans "Deep Space Nine". C'était intéressant d'introduire un nouveau personnage. Pour les acteurs, ça changeait la dynamique du groupe. Je trouve ça bien. Ca apporte un peu de fraîcheur à la série. Quand Jeri Ryan est arrivée sur "Voyager", ça a eu le même impact. Ca faisait une nouvelle partenaire. Un nouveau point de vue. Une sorte de nouvel ingrédient. J'ai trouvé Michelle Forbes formidable.
Levar Burton (interview du 8 novembre 2001) : Il y a une chose qu'on aime faire dans "Star Trek", c'est de s'amuser avec l'espace-temps. C'est toujours un excellent outil narratif. Dans cet épisode (Déphasage), on en fait un usage intéressant. Placer deux personnages dans la même dimension spatiale, mais vibrant à des fréquences différentes qui les rendent invisible aux yeux des autres. Il faut qu'ils trouvent un moyen de rentrer chez eux. Même s'ils étaient toujours là, ils ne l'étaient pas vraiment. Michelle Forbes devant la caméra, c'est la partenaire parfaite, elle a beaucoup de talent.
Ronald D.Moore, scénariste (interview du 14 mars 2002) : Ca donnait un point de vue intéressant sur l'idée de la vie après la mort. Ces personnages font l'expérience de ce que ça pourrait être d'être mort.

C'est un peu le fantasme de Tom Sawyer, Huckleberry Finn, d'assister à son propre enterrement. Voir la réaction des gens, que disent-ils ?

Ils se déplacent en traversant les murs. Ils se croient seuls. Et là, un Romulien se lève et les suit. Un de ces petits moments de télévision marquants.


COMMANDANT SELA

Denise Crosby (interview du 18 mars 1994) : L'idée a commencé à me trotter dans la tête et je me disais : "Et si Tasha avait eu une fille qui aurait maintenant à peu près l'âge de sa mère, quand elle s'est fait tuer ?" Le fruit de son amour pour cet officier, mais élevée par les Romuliens, un peu à la "Dance avec les loups". Quand les Romuliens ont capturé l'Enterprise, à l'issue de la bataille, Tasha fût épargnée uniquement parce que les Romuliens la savaient enceinte. Ils voulaient élever un enfant humain. C'était ça, mon idée. J'ai appelé Rick Berman pour la lui soumettre. Et on m'a convoquée pour que je vienne la présenter. Me voilà donc, moi, Mlle l'actrice, qui n'ai encore jamais fait ça, et qui demande à présenter mon histoire. Nous avons déjeuné ensemble. Rick s'est montré intrigué. Sans rien promettre. L'idée lui plaisait, mais il voulait la travailler un peu avant d'en parler à Michael Piller. Il me rappellerait. Je rentre chez moi. Et deux mois plus tard, on m'apelle. "L'idée nous plaît, on veut le faire." "Mais au lieu d'avoir un bébé de Castillo, Tasha a un bébé avec un général romulien qui a fait d'elle une sorte de concubine." C'est ainsi que Sela est née. Sela est mi-humaine, mi-romulienne.

"LOU" LE BORG

Jonathan Del Arco, Hugh "The borg" (interview du 14 février 2002) : L"Star Trek", je connaissais depuis que j'étais gamin. Je veillais tard le soir sans permission pour regarder Star Trek. Il y avait Benny Hill, Star Trek et encore Benny Hill. J'étais fan à l'époque. J'habitais à New York, et j'avais auditionné pour le rôle de Wil. Je n'avais pas de télé. J'étais un de ces jeunes acteurs un peu bohèmes.

Je ne regardais jamais la télé. Je n'ai pas eu le rôle. J'ai déménagé à Los Angeles. J'avais pas mal voyagé. Je n'avais toujours pas de télé. Je n'avais jamais vu la série. Un soir, on m'appelle pour passer une audition le lendemain matin. Je suis allé chercher le script que j'ai lu le soir même. Je l'ai tout de suite compris. Ce genre de magie arrive parfois, on entend le personnage parler en lisant le script. J'ai passé l'audition le lendemain, et on m'a rappelé tout de suite. J'ai raconté à une amie que j'allais jouer dans un épisode de la série. Elle m'a dit qu'elle et son père la regardaient. "C'est une expérience quasi religieuse." "Tu continueras à en parler les 50 prochaines années." "Tu exagères, là !" "Je suis sérieuse," a-t-elle dit. "C'est tout un univers." Je ne l'ai pas crue. Je me disais : "Oui, c'est ça." Le scénario était excellent. J'ai eu le rôle, et elle avait raison finalement. Dix ans plus tard, je vous parle encore de Star Trek. C'est incroyable. Et ça fait dix ans que je continue à en parler. Une expérience formidable, on tourne une semaine. Et pendant dix ans, on vous demande sans cesse d'en reparler. Les mêmes questions à toutes les conventions. S'efforcer de varier le récit de ces sept jours sur le tournage de "Star Trek". Depuis, j'ai eu d'autres rôles dans "Star Trek". Mais cette première expérience a vraiment été incroyable.


CAPITAINE MORGAN BATESON

Jonathan Frakes (interview du 2 novembre 2001) : La synergie ! Une simple question de synergie ! A l'occasion, Paramount nous envoyait une star de "Cheers", ou d'ailleurs, et on lui donnait un rôle.
Brannon Brage, scénariste (interview du 15 novembre 2001) : Kelsey Grammer... C'était un fan de la série. Il jouait encore dans la série "Cheers" à l'époque. On lui a offert une apparition. J'avais écrit un petit rôle pour un type appelé Capt Bateson...du vaisseau Bozeman. Il y serait fait allusion ensuite dans plusieurs épisodes. Il a trouvé ça cool.

VISITE PRESIDENTIELLE : RONALD REAGAN

  Ronald D.Moore, scénariste (interview du 14 mars 2002) : Reagan nous a rendu visite...sur le tournage de "Rédemption". Il n'était plus président.
Brent Spinner (interview du 11 avril 2002) : AC Lyle est lui-même une légende, ici au studio. Il représente l'histoire de Paramount Pictures. Il a dit un jour qu'il allait amener le président sur le plateau.
Ronald D.Moore, scénariste : Reagan nous a rendu visite dans l'Enceinte Sacrée des Klingons. Les services secrets ont vidé le plateau. Ne restaient que les producteurs et quelques personnes. Quelques-uns des acteurs. Et Gene. Et voilà Reagan qui fait son entrée dans l'empire du mal. Accompagné des services secrets...
  Brent Spinner : Gene avait du mal à marcher. Il avait une canne, à l'époque. A l'arrivée du président, il se lève. Et fait tomber sa canne.
  Ronald D.Moore, scénariste : Reagan s'est alors penché pour la ramasser. Tout naturellement, charmant. Il lui rend sa canne et ils se mettent à bavarder.
Brent Spinner : Reagan avait plus de 80 ans à l'époque. Il avait bien entre 80 et 85 ans. Il était immense. J'en étais choqué.
Ronald D.Moore, scénariste : On s'est tous rapprochés. On discutait. Il écoutait. AC lui murmurait des choses à l'oreille. Il se mettait à nous raconter des anecdotes sur Hollywood qu'il avait déjà racontées des tas de fois. L'époque de la radio, des matchs de football partout il allait, du fait qu'il était acteur.
  Brent Spinner : C'était quelqu'un d'immense, de très large. Magnifique. Il portait un très beau costume marron. Il n'avait pas un cheveu gris. Il était superbe. Une journée mémorable.

Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 5