Hommage à Gene Roddenberry

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Hommage à Gene Roddenberry

Guy Vardaman, consultant (interview du 4 avril 2002): Après des années passées au service de la série, un édifice lui a finalement été dédié. L'édifica a été baptisé le "Gene Roddenberry Building". Une cérémonie a eu lieu, Gene a coupé le ruban devant la plaque qui portait son nom. Les acteurs de "La Nouvelle Génération" et de la série classique sont tous venus y assister. Gates McFadden était très enceinte, mais présente. Ils ont inauguré le bâtiment. Le seul regret de Gene était de ne pouvoir y emménager!
Le président Mel Harris : On connaît la légende. Gene, ancien pilote d'avion, puis agent de police, se reconvertit en scénariste, connut des années de galère, avant de vendre une série S.F. à une chaîne de télévision. Elle faillit être annulée plusieurs fois en cours de diffusion. En juin 1969, c'est la dernière diffusion. Les fans ont refusé de la laisser disparaître.
Gene Roddenberry, producteur exécutif (interview du 20 septembre 1988) : J'étais en free lance. J'en avais assez d'écrire du vent. Je me suis mis à la science-fiction. J'ai lu des bouquins sur le sujet, dont le roman de Swift, sur les Lilliputiens. J'ai réalisé qu'il y avait matière à écrire en science fiction. J'ai imaginé un "Star Trek" qui ferait la critique de l'homme.
 
Le président Mel Harris : Star Trek, la nouvelle génération fut diffusé pour la première fois en septembre 1987 et fait aujourd'hui plus d'audimat que les émissions prime-time.
Gene Roddenberry, producteur exécutif : J'espère que de jeunes gens ingénieux vont reprendre le flambeau, y apporter une nouvelle dimension que je n'avais pas envisagée. Je ne suis pas jaloux du tout vis-à-vis de ça. Comme si je disais, Hollywood, l'industrie du cinéma, est absoIument remarquabIe. Elle continuera sans nous et s'améliorera sans cesse. C'est la condition humaine, progresser toujours plus.
 
Le président Mel Harris : En s'aventurant dans les recoins les plus éloignés de la galaxie, le vaisseau galactique Enterprise nous a donné une vision positive du potentiel humain, à la fois visionnaire et profonde.
Gene Roddenberry, producteur exécutif : Pour moi, "Star Trek" s'inscrit dans la continuité de l'éducation de Gene Roddenberry. Chaque jour, j'en apprends plus sur la science, l'humanité et l'histoire. Ils me paient grassement pour aller à l'université, et je les en remercie.
 
Le président Mel Harris : A vous, Gene, et tous ceux qui nous ont permis d'être ici aujourd'hui. J'emprunterai les mots de M. Spock pour exprimer notre gratitude en ce 25ème anniversaire de "Star Trek" : longue vie et prospérité.
Patrick Stewart (interview du 31 mars 1994) : Nous avions tous une relation spéciale avec Gene qui, malgré mon grand age, était celle d'un père avec ses enfants. J'avais le sentiment qu'avec Gene, on faisait partie d'une même couvée. Je ne me suis jamais senti aussi à l'aise avec lui qu'avec les autres producteurs parce que je gardais cette image du père.
Patrick Stewart au "Gene Roddenberry building" : J'étais assis là, à regarder ce bâtiment,... me demandant : quels avantages ou inconvénients y a-t-iI à donner son nom à un édifice ? Sans doute pouvoir garer sa voiture ici. Juste devant ces marches quand bon te sembIe. Sur les marches, même, si l'envie te prend.
Discussion entre Patrick Stewart et Jonathan Frakes :

Patrick Stewart : J'ai parfois le sentiment que, si Gene avait été là, on aurait peut être eu plus de moments délirants.
Jonathan Frakes : "L'Enterprise en folie"
Patrick Stewart : "L'Enterprise en folie", C'est ça. Gene pouvait être imprévisible. Il lui arrivait de produire ou d'accepter un script complètement excentrique.
Jonathan Frakes : Et il n'avait pas peur de rater.
Patrick Stewart : Il prenait le risque
Jonathan Frakes : Il tentait le coup
Patrick Stewart : Mais quand on est le créateur, l'innovateur, qu'il y a votre nom dessus, c'est plus facile de prendre ce risque.

Patrick Stewart au "Gene Roddenberry building" : Gene Roddenberry n'a pas besoin d'un immeuble pour qu'on s'en souvienne. Il est présent dans le coeur et l'esprit de millions de gens. Mais il y a une personne en particulier dont j'aimerais parler. Un homme qui m'a écrit une lettre pendant la deuxième saison. Un brigadier de la Police de Las Vegas. Il m'a écrit plusieurs fois depuis, et me raconte sa vie. Mais dans sa première lettre, Gene, il me racontait comment parfois, à la fin de la journée, quand il se sentait triste, désillusionné et désespéré par la nature des hommes qu'il voyait défiler dans cette ville, avec le sentiment que toute son énergie, et celle du reste du monde était gaspillée parce que tout allait de mal en pis, il rentrait chez lui, avec des cassettes de "Star Trek : La NouveIIe Génération". Il lui suffisait de les regarder pour enfin retrouver la foi. Vous avez changé la vie de cet homme comme vous avez changé les nôtres. Félicitations.
William Shatner au "Gene Roddenberry building" : Cet édifice est désormais baptisé le "Gene Roddenberry Building". Son imagination débordante et son sens de l'organisation ont fait naître un phénomène.
Rick Berman, producteur exécutif (interview du 7 juin 2002): Gene a compIètement changé ma vie. Je ne l'oublierais jamais. C'est un élément important de notre reIation. Gene est devenu un ami proche les cinq dernières années qui ont prédédées son décès. Il m'a beaucoup appris. Il m'a enseigné le language de Star Trek. Je ne peux m'empêcher de penser que chaque jour, nous créons des programmes télévisés et des films qui ne reflètent ni ma vision des choses, ni celle d'un autre, mais celle de Gene.
 
Le président Mel Harris : Souhaitez-vous ajouter queIque chose ? pour les fans, les associés et les amis de longue date ?
Gene Roddenberry au "Gene Roddenberry building" : Je suggère qu'ils suivent mon exemple. On a tous les honneurs, simplement en allant travailler, en couchant ses rêves sur papier. Tout ce que j'ai fait dans "Star Trek", c'est m'amuser... et rêver. Paramount m'a gracieusement donné un bureau pour le faire.
Herman Zimmerman, décorateur (interview du 14 mars 2002): C'était sa façon... ...de plaisanter sur des choses sérieuses. Il a inauguré cette superbe structure postmoderne avec son nom inscrit dessus, et a dit : "Je n'ai pas de bureau dans ce bâtiment."
Gene Roddenberry, producteur exécutif (interview du 20 septembre 1988): Mon expérience avec Paramount a été étrange. Je ne suis pas un pro des studios, je ne suis qu'un employé. Mais Paramount m'a dit qu'ils allaient me soutenir. Et Dieu merci, ils l'ont fait. Ils m'ont toujours bien traité. Je sentais qu'ils n'étaient pas tranquilles de confier les clés du sanctuaire à un scénariste, mais malgré tout, ils ont tenu leur parole. J'ai un profond respect pour eux, et je les remercie.
Whoopi Goldberg (interview du 6 juin 1991): La vision de Gene Roddenberry a perduré 25 années. Plus longtemps que celle du gouvernement. C'est incroyabIe ! Quand on regarde Nichelle Nichols et Walter Koenig, on a devant soi une incroyable diversité ethnique. C'est étonnant, on ne voit plus ça au cinéma et à la télévision. Peu de séries proposent une telle palette. Regardez tous ces gens. C'est absolument formidable !
Jonhatan Frakes : C'est un être humain extraordinaire. Il a rendu beaucoup de gens heureux. Il a fait entrevoir l'idée d'un avenir meilleur que ce qui se profilait. On a de la chance.
Whoopi Goldberg : J'aime ce que je fais. Je n'ai pas besoin de le faire. C'est pour le plaisir. J'adore ça. Vous avez vu les personnes avec qui je joue ? C'est plutôt sympa.
Gene Roddenberry : J'avais peur, quand j'ai commencé "Star Trek", que les scientifiques et les chercheurs de la NASA disent : "Vous employez les mauvais termes, vous vous trompez." J'ai presque détesté travailler avec eux au début, jusqu'au jour où j'ai découvert qu'ils n'étaient pas comme ça. Ils ne sont pas idiots. Ils savent ce qu'est le show-business. Ils comprennent qu'iI faut savoir attirer le grand public comme le public plus spécialiste. Ca a été un vrai régal. On m'a demandé, iI y a quelques années, avant de recevoir mon chèque pour les rediffusions de "Star Trek" : "Quel profit tirez-vous de la série ?" J'ai répondu : "Le plus grand profit, c'est de rencontrer des personnes qu'on ne peut pas acheter." "Isaac Asimov et Arthur C CIarke, les membres de Ia NASA, le labo d'intelligence artificielle de MIT où je suis le bienvenu." Tout ça ne s'achète pas.
Guy Vardaman, consultant (interview du 4 avril 2002): Au début j'étais en admiration complète devant lui. Enfant, je regardais la série classique. Et de me retrouver face à l'homme qui avait créé tout ça ! Cette série, c'est sa vision. En apprenant à le connaître, j'ai ressenti cette profonde loyauté qu'il a pour ses amis et j'ai vu son attitude envers les gens. C'était quelqu'un de très prévenant dans tout ce qu'il faisait. D'un côté, c'était le producteur exécutif. C'est parfois un métier ingrat. Mais le personnage en lui-même était un être d'une extrême bonté.
Robert Legato, responsable effets spéciaux (interview du 4 avril 2002): Il en impose. Pas par sa personalité, mais par sa réputation. C'est le gars le plus gentil que j'aie rencontré. Il a les pieds sur terre. On a eu une réunion. Gene ne s'interessait pas à certains détails. Il se souciait d'avantage de la vision d'ensemble. La couleur du rayon avait peu d'importance. J'étais dans la cabine de montage. La scène était bleue sur un fond bleu. Un rayon bleu n'aurait pas tranché. Il aurait été invisible. Je voulais le changer. C'était comme vouloir changer la loi de Gene. Personne ne voulait l'appeIer pour lui demander. Je l'ai donc appelé. Il a demandé si le jaune allait mieux. Je lui ai dit : "Oui," et il était d'accord. Tout le monde m'a appelé pour savoir ce qu'il avait dit. Je leur ai répondu : "C'est d'accord." Il était de cette trempe. J'ai réalisé un épisode où sa femme jouait. Il est venu sur le plateau, c'était terrifiant. C'est le créateur, sa femme joue et c'est moi qui filme. Et il dit "Je suis entre de bonnes mains" C'est incroyablement rassurant qu'une peronne de son envergure puisse dire ça à un petit jeune. C'était super. J'en ai gardé un très bon souvenir. Il était d'une nature douce, toujours à faire des compliments, et reconnaissant.
Patrick Stewart (interview du 6 mars 1987): C'est un homme très optimiste. Je pense que l'espoir est queIque chose d'indispensable. Si on commence à vivre sans, on est voué à l'echec. C'est très important. L'espoir permet d'avancer chaque jour un peu plus.
John de Lancie (interview du 19 mars 2002) : Ma première expérience avec Gene a eu lieu à la fin de mon audition. Il est venu, a mis sa main sur mon épauIe et m'a dit : "Mes mots sonnent mieux quand c'est vous qui les dites." Ce à quoi j'ai répondu : "Merci. Vous devez être le scénariste." Il a dit : "Je suis Gene Roddenberry." Je n'en avais jamais entendu parler. Plus tard, quand je me suis renseigné sur "Star Trek", j'ai réalisé que c'était Gene Roddenberry !
Marina Sirtis (interview du 1er novembre 2001) : Quand on m'a offert le rôle... Non, plutôt quand j'ai passé les auditions, six longues auditions... J'ai senti... La pièce était remplie. Gene n'était qu'une personne parmi tant d'autres. Mais je l'ai toujours senti de mon côté. Je pouvais le regarder, ce que je faisais le plus souvent, parce que j'avais le sentiment que c'était moi qu'il voulait. J'étais l'éIue, j'avais son soutien.
John de Lancie : Lors de notre seconde rencontre, j'assistais à la préparation d'un plateau. J'ai entendu une voix derrière moi : "Si tu savais dans quoi tu t'es embarqué." C'était Gene. "Qu'est ce que ça veut dire ?" "Tu verras."
Gene Roddenberry (interview du 20 septembre 1988) : J'ai toujours été fan de westerns, de "Gunsmoke", avec les personnages Kitty, Doc, Chester et les autres. J'ai remarqué qu'il y avait une bonne continuité entre Ies épisodes. Je me suis dit que si je faisais une série, elle serait comme ça, avec le même type de personnage, l'oncle Joe qui passe dire bonjour. arrive ensuite le père, puis le frérot. Je choisis mes acteurs pour faire partie d'une famille. On connaît tous leurs secrets. On rigole aux mêmes blagues chaque semaine, comme dans la vraie vie.
Marina Sirtis : C'est dans la deuxième saison qu'ils m'ont vraiment adoptée. Majel avait fait plus d'épisodes. On a appris à se connaître. On s'est très bien entendues, et c'était très important. J'ai commencé à recevoir des invitations... Pour les vacances, les soirées, la cérémonie des Oscars, Thanksgiving, Noël, Halloween. Majel donne une soirée pour tous les jours de fête. Elle est géniale. J'ai dû trouver ça normal à l'époque, parce qu'il était là. Il n'était peut être pas au mieux de sa forme, mais il était là. II n'allait pas se volatiliser.
Majel Barrett Roddenberry (interview du 4 février 2002): Savoir que son mari est malade, Qu'il a tant de choses à dire et à faire, combien il est frustrant pour lui de ne pas pouvoir réaliser tout cela... ...garder le sourire, persuader son mari, soi-même et le public que tout va bien... Qu'il se sentira mieux demain. On se force à y croire.
Marina Sirtis (interview du 1er novembre 2001) : Quand Gene est décédé, j'ai eu l'impression d'avoir perdu quelqu'un. D'avoir perdu un proche. Je l'ai déjà dit, mais l'affreuse coïncidence qu'il est mort le même jour que mon père, dix ans auparavant.
Mike Okuda, responsable scénique (interview du 4 avril 2002) : J'ai un souvenir très clair de ce jour. Nous tournions un épisode que Patrick Stewart réalisait, intitulé "Le Culte du héros". C'était plutôt sombre. Gene était notre leader. Encore aujourd'hui, Rick Berman dirait : "C'est le genre de chose que Gene aurait fait" Tous ceux qui ont travaillé sur "Star Trek" quand Gene était là ont ressenti une perte douloureuse.
Marina Sirtis : Quand il est mort, ça a été un choc terrible. Je crois qu'il était allé chez le docteur pour un bilan médical, et il s'est éteint là-bas. Il n'était pas malade depuis si longtemps, on n'y était pas vraiment préparés. On ne l'a pas vu venir. Le fait qu'il soit mort le même jour que mon père,... quelques années plus tôt... c'est assez ironique, parce que je l'appelais "papa".
Wil Wheaton (interview du 14 février 2002) : J'ai toujours eu une relation spéciale avec Gene. Je me souviens que la porte de son bureau m'était toujours ouverte. Je passais le voir au déjeuner pour dire bonjour. Je l'adorais. Je l'aimais beaucoup. C'était un homme adorable. J'allais lui dire bonjour, sans même réaliser que les acteurs n'étaient pas censés aller voir le producteur exécutif ou le créateur simplement pour traîner. Il y avait du "Faites place à l'empereur" en moi. quand j'étais gamin. Je ne comprenais pas comment ça se passait à Hollywood. Alors j'ai fait les choses à ma manière. J'avais simplement envie d'aller le voir. Je l'aimais bien. Je voulais passer du temps avec lui. Il en a jeté plus d'un de son bureau pour que je puisse y prendre place.
Majel Barrett Roddenberry (interview du 4 février 2002) : Il adorait Wil. S'il avait eu un fiIs à cette époque, il aurait vouIu qu'il soit comme Wil. Gene se voyait à travers Wil. il disait : "C'est ce que j'aurais voulu être. Si j'avais pu aller dans l'espace." Il avait très envie d'emmener Wil avec lui. Il voulait être lui. Il s'asseyait au fond du jardin avec des boîtes de savon et... jouait à être dans l'espace. C'était son voeu le plus cher. Quelqu'un devait jouer ce rôle, et Wil l'a eu.
Wil Wheaton (interview du 14 février 2002) : Au cours de la troisième saison, Picard donne une promotion à Wesley, il le nomme enseigne stagiaire. Ce fut un grand moment. Je quittais mon horribIe combinaison grise pour un véritable uniforme. Beaucoup d'acteurs se plaignent de leur combinaison, mais j'adorais porter mon uniforme. Le jour où Picard a fait son grand discours et promu Wesley pour ses loyaux services, sa bravoure, etc., Gene est venu sur le plateau et a arrêté le tournage. Il m'a demandé de monter sur la passerelle avec lui, et m'a dit que, lorsqu'il était dans l'armée, il avait été promu. Il a sorti de sa poche une boîte ordinaire et l'a ouverte. Elle contenait les galons que son commandant lui avait donnés lors de sa promotion. Et il me les a donnés. Il était important pour lui que je les aie. Je suis presque resté sans voix. Je lui ai juste dit : "Merci." Apparemment, Paramount voulait en faire l'histoire du siècle, et convoquer "Entetainment tonight". Mais Gene a répondu : "Je ne fais pas ça pour la pub." "Je partage un moment intime avec ma famille Star Trek". On a fait ça entre nous.

LE DERNIER VOYAGE DE GENE

Majel Barrett Roddenberry (interviw du 4 février 2002) : Je me suis dit : "ll est dommage qu'avec tout ce que Gene a fait pour les programmes spaciaux, il ne puisse pas aller dans une de ces capsules." La fille qui était là m'a dit qu'elle allait voir ce qu'elle pouvait faire. Je pensais ne plus jamais en entendre parler. Peu de temps après, je recevais un appel de la NASA. "Nous avons cru comprendre que vous seriez peut être interessée." "Peut être, c'est un euphémisme !" LE LANCEMENT DE COLUMBIA le 22 octobre 1992. Nous nous sommes rencontrés. Ils m'ont emmenée à ashington. Je leur ai donné ses cendres. Et ils ont décollé et sont bien sûre redescendus. Ils ont organisé une cérémonie qui a dû rester secrète. Nous sommes retournés à Washington où ils m'ont rendu l'urne funéraire. C'était une cérémonie privée dans un sous-sol. Nous ne l'avons annoncé que trois mois plus tard, lors d'un rassemblement à Orlando. Je ne sais plus comment ça s'est passé. Ils m'ont dit : "C'est le bon moment. Va leur annoncer." Ils allaient le faire ce soir-là de toute façon. Je leur ai fait part de la nouvelle au dîner, alors qu'ils étaient tous attablés. Il devait y avoir quelque 500 personnes dans la salle. Quand j'ai eu terminé, pas un applaudissement, pas un son ne s'est fait entendre, il n'y avait que des larmes coulant le long de leurs joues. J'ai eu le sentiment que j'avais fait ce qu'il fallait.
Le président Mel Harris (au Gene Roddenberry building) : Gene, si vous et vos deux capitaines pouviez nous faire l'honneur de vous tenir au milieu de la scène... Mesdames et messieurs, je vous présente Gene Roddenberry, aux côtés des acteurs de la série classique et de "La Nouvelle Génération", pour le 25ème anniversaire de "Star Trek".
Marina Sirtis : On m'a souvent demandé : "Comment était-il ?" C'était un homme formidable qui m'a prise sous son aile.
Ronald D. Moore, scénariste : C'était un gros nounours avec le sens de l'humour.
Jery Taylor, productrice et scénariste : Généreux, chaleureux, attachant.
Ronald D. Moore, scénariste : "Si jamais tu as besoin de parler à quelqu'un, viens me voir."
Jery Taylor, productrice et scénariste : Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu avant qu'il nous quitte.
Ronald D. Moore, scénariste : Il adorait les scénaristes. Il aimait parler de la série. C'était un homme plein d'affection.
Michael Dorn : J'ai toujours su qu'il était intelligent. Il avait une autre vision des choses.
Marina Sirtis : Je voyais son génie en lisant ses scripts. J'ai vu ce qu'il était capable de créer.
Michael Dorn : Il n'émane peut-être pas de lui une lumière divine, mais, simplement en le lisant, on découvre sa perception de la vie, au-delà des choses matérielles. C'était un visionnaire.
Herman Zimmerman, décorateur : Je l'aimais tellement. Il avait tant d'énergie, il envisageait un avenir plein de bonté.
Gates Mc Fadden : Sa vision du monde était très optimiste. Ce n'est pas que de la science-fiction. C'est une philosophie optimiste d'un avenir où il fera bon vivre.
Jonathan Frakes : La première chose qu'il m'a dite pour m'imprégner du personnage, était qu'au 24ème siècle, il n'y aurait plus ni faim ni cupidité. Le système judiciaire aurait enfin trouvé un moyen de fonctionner. C'est une vision très positive du 24ème siècle. Si seulement ça pouvait arriver.
Herman Zimmerman : Sa philosophie de l'avenir est tellement différente des autres approches S.F. On ne peut qu'aller toujours plus loin et toujours plus haut. La cupidité et la pauvreté appartiennent au passé dans cet avenir imaginé. C'est très puissant.
Whoopi Goldberg : Je l'aimais beaucoup. Il comprenait la nature humaine. Il voulait simplement redonner un peu d'humanité à l'homme. Et à la femme ! Il a donc créé un monde où les gens sont égaux avec chacun leurs petites manies. Ils ne sont pas parfaits, mais ils essaient de l'être. Je trouvais que c'était une idée extraordinaire. Il a tenté de faire tomber beaucoup de barrières.
Rick Berman, producteur exécutif : Il contemplait un avenir sans aucun conflit, ou presque, entre les humains. Il voulait une morale, une structure réconfortante pour chaque histoire. Dans un monde où les films donnent de l'homme une image peu réjouissante, il voulait redonner un peu d'espoir.
Gene Roddenberry : "Star Trek" s'adresse à un besoin élémentaire de l'Homme. Il y a un lendemain. Tout ne se terminera pas en un éclair avec une bombe. La race humaine fait des progrès. Certaines choses nous rendent fiers d'être humains. Les pyramides ne sont pas l'oeuvre d'astronautes de l'antiquité, mais des hommes, grâce à leur intelligence et leur travail. C'est tout cela, "Star Trek".
 
Jean Luc Picard (Patrick Stewart) :
M. Crusher, cap sur la base stellaire A...
Gene, tu es Adorable.
B, tu es tellement Beau.
C, un vrai Charmeur
D, tu es Divin
Et E, tu es Extraordinaire
F, tu es Folâtre
G, tu es Génial
H, tu es Hilarant
I, mon idole
J, tu fais le Joli coeur
K, tu es un K
L, la Lumière scintille dans tes yeux
M, N, O, P
Je pourrais continuer
toute la journée
Q
Q ?!
R, S, T
Tu es l'as de l'alphabet
Ultrasensass !
V, tu es Vraiment chic
W, X, Y, Z
Quel délice de traverser
L'alphabet à tes côtés
Tout ce que tu représentes pour...

En avant, toute !


Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 5