Panorama de mission

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Brent Spinner (interview du 11 avril 2002) : La saison six a été notre meilleure saison. La plus complète... Il y avait plus de bons épisodes. La sept était bien, mais la six était meilleure.
Ronald D. Moore, scénariste (interview du 14 mars 2002) : La série était à son top. On avait trouvé la cadence. On faisait des choses nouvelles. On a fait "Le retour de Moriarty", j'ai fait "Tapisserie". Brandon a fait "Etat d'esprit". C'était une très bonne année. Nous étions créatifs. Nous repoussions les limites de la série.

LA FIN A SUSPENSE : SOLUTION

Michael Piller, producteur exécutif (interview du 22 janvier 2002): Nous voulions terminer la saison sur une touche de suspense.
David Livingston, producteur (interview du 14 mars 2002) : J'ai parlé à Jeri Taylor. Elle ne savait pas quoi faire. Ils devaient résoudre l'énigme du voyage dans le temps.
Michael Piller, producteur executif : Nous aimions l'idée. Il était question de Data retournant dans le passé. Un moment, on a considéré le faire marcher sur Melrose Avenue, avec toutes les personnes célèbres de l'époque.
David Livingston, producteur : Ils ne savait pas quoi faire pour le début de la saison.
Michael Piller, producteur exécutif : Nous parlions d'envoyer Data dans les années 50, dans les années 60, mais tout le monde fait cela. Quelqu'un a même proposé que Data sauve la vie de JFK. Nous n'arrivions pas à nous décider. Puis Rick Berman a demandé : "Que pensez-vous de Mark Twain ?" Je crois que tout est parti de là.
Brent Spinner : C'était un bon épisode. Un très bon épisode, même. J'ai passé un bon moment avec Whoopi, en costumes d'époque, dans des décors superbes.
Whoopi Goldberg (interview du 6 décembre 2001) : Vraiment un bon moment. Mark Twain. Le type me faisait d'ailleurs penser à Mark Twain.
Brent Spinner : Nous tournions dans un superbe manoir à Pasadena. Jerry Hardin nous la faisait à la Hal Holbrook. J'ai passé un très bon moment sur cet épisode. Il était aussi très bien écrit.
Michael Piller, producteur exécutif : C'était interessant. Brannon ou Joe disait : "Guinan pourrait déjà être en vie à cette époque." "Elle a des centaines d'années. Et si Guinan avait rencontré Picard ainsi ?" Nous avons laissé mystérieux les détails de leur rencontre. Etait-ce une histoire d'amour ? Et s'iIs s'étaient rencontrés de cette manière ?
Whoopi Goldberg : Elle était dotée d'une vie longue, étant la dernière de son espèce. Elle n'est pas immortelle, mais presque. Elle peut aussi altérer le temps, mais ne veut pas le faire. Elle aurait pu aider Picard à éviter le Borg. Mais dans ce cas, le cours des choses aurait été changé. Des choses qui devaient arriver. Parfois, elle doit s'effacer et contempler les évènements.
Michael Piller, producteur exécutif : Nous avions donc besoin de Guinan dans les deux épisodes. En général, Whoopi était là pour une journée. C'était le maximum. C'est une dame très occupée. Nous la voulions pour deux jours de tournage. Impossible de tourner au présent et au passé en un jour, sur le plateau. Nous lui avons raconté l'histoire. Elle a adoré, et s'est montrée très dévouée. Elle a adoré cet épisode.
Rick Sterbach, premier illustrateur (interview du 27 novembre 2001) : "La flèche du temps". Très drôle. Il se passait des choses différentes sur le vaisseau.
David Livingston, producteur : C'était bien. Cela nous changeait de la science-fiction. C'était plus réel.
Rick Sterbach, premier illustrateur : Nos personnages étaient en costumes d'époque et jouaient à une époque ancienne sur Terre.
David Livingston, producteur : Jimmy Mees, l'accessoiriste de plateau, a adoré faire "La Flèche du temps", il a dû faire des recherches. Il pouvait aller dans une maison de location et louer un meuble au lieu d'avoir à le construire.
Rick Sterbach, premier illustrateur : On sortait du moule Starfleet. Soudain, notre atelier artistique devait créer des accessoires extraterrestres, même si c'était des choses aussi ordinaires qu'une vaIve, il fallair garder un côté science-fiction.
David Livingston, producteur : Tourner dans le passé nous faisait faire une pause. Nous n'avions pas à créer queIque chose de nouveau chaque semaine.
Rick Sterbach, premier illustrateur : Un accessoire interessant dans "La flèche du temps" était la canne à tête de serpent, qui prenait vie et qui redevenait ensuite une canne à tête de serpent sculptée. Ce fut l'une de nos pIus grandes réussites.

LA VISITE DE SCOTTY

Levar Burton : Nos fans vont adorer avoir les deux ingénieurs en chef réunis. Tout le monde connait Sctotty dans la galaxie. C'est une légende.
James Doohan : Après cet épisode, c'est lui qui sera une légende.
Levar Burton (interview du 8 novembre 2001) : C'est incroyable. Pour commencer, jétais un enfant élevé à Sacamento en Californie. Un enfant qui adore les livres de science-fiction, qui découvre un téléfilm de science-fiction, "Star Trek", dont iI adore Ies personnages, qui grandit, et devient, non seuIement une nouvelle invention de la série, mais entre au club d'élite des ingénieurs en chef du vaisseau Enterprise. Et ensuite fair un épisode avec Jimmy Doohan ! J'avais Scotty en face de moi ! C'était vraiment bien, très amusant.
Ronald D. Moore, scénarise (interview du 14 mars 2002) : Nous avons fait revivre Scotty, avec des références à de vieux épisodes. Tous Ies amateurs des vieiIIes séries ont su apprécier cet hommage. Je me revois aller sur le plateau, et voir Jimmy Doohan, assis sur cette chaise, puis apercevoir Majel Roddenberry. Puis Bob Justman. Ils étaient tous là. "Trente ans après." C'était un moment particuIier, un épisode très émouvant. J'aime son évoIution. Il dit qu'il est allé sur de nombreux croiseurs et négociants, mais que rien ne se rapprohe de la première passerelle. EIIe était particuIière pour Iui. Pour moi aussi. Mais j'aime aussi Ies autres. Mais Ies fans ont ce sentiment particuIier pour I'originaIe.
Levar Burton : Le fait d'avoir quelques acteurs de la distribution originale dans les couloirs de notre vaisseau nous a étabIis, en queIque sorte. Nous étions la descendance. C'était incroyabIe d'avoir Scotty sur Ie pIateau.
James Doohan (interview du 12 août 1992) : La terminologie était parfois difficile. L'interverter de plasma intercoole les wapperdapits. Et le rigatorus. Ce genre de choses.

JANVIER 1993 "STAR TREK" :
LES DEBUTS DE "DEEP SPACE NINE"
Michael Piller, producteur exécutif (interview du 1er octobre 1992) : Tout a commencé lorsque Brandon Tartikoff...a voulu agrandir la famille et créer une nouvelle série "Star Trek".
Rick Berman, producteur exécutif (interview du 7 juin 2002) : Cela ne pouvait pas se passer sur un vaisseau. Il aurait été ridicule d'avoir deux équipages s'aventurant dans les recoins les plus éloignés de la galaxie.
Michael Piller : Gene avait créé cet univers merveilleux du 24ème siècle. Tout comme il y avait toujours de la place au Far West pour "Bonanza", "Wagon train" et "Gun smoke", nous pensions que d'autres décors pouvaient abriter une nouvelle série du 24ème siècle.
Rick Berman : Dans cette série, tout se passait sur la station orbitale. Le concept devait être différent. La série était plus sombre, avec plus de mystères. Il y avait plus d'acteurs au générique.
David Livingston, producteur : On a fait un épisode-transition. Siddig, qui jouait le Dr Bashir, faisait une apparition dans "TNG". Nous avions non seulement le script en commun, mais aussi les moyens de production.
Mike Okuda, responsable scnénique (interview du 4 avril 2002) : Dans l'épisode pilote de "Deep Space 9", Patrick Stewart jouait Jean-Luc Picard. On était très occupés. Le début d'une série est toujours comme ça. La suite dépend de ce que vous faites à ce moment-là.
David Livingston, producteur (interview du 14 mars 2002) : A un moment donné, les deux séries de "Star Trek" et le fiIm occupaient neuf salles de tournage. On ne parlait plus de Paramount, mais de "Star Trek". C'était grisant. SeuI "Star Trek" comptait.

"HIERARCHIE"
Patrick Stewart (interview du 15 novembre 2001) : Deux épisodes remarquables, magnifiquement écrits, le meilleur de "La nouvelle génération". Mon plus beau souvenir, et ma plus grande satisfaction, est d'avoir travaillé avec David Warner, l'officier cardassien qui torture Picard. A mon arrivée dans la "RoyaI Shakespeare Company" en 1966, le deuxième rôIe que j'ai joué, et ceIui pour lequeI j'étais entré, était celui d'un roi dans "Hamlet", une pièce produite par Peter Hall, que j'avais vu l'année précédente, et où David Warner jouait le prince. Bien que David et moi soyons devenus amis au fils des années, le rapport du début est resté le même. J'étais un petit acteur dans la compagnie, lui était le prince du Danemark. C'est comme de rencontrer un professeur des années plus tard. Bien qu'adultes, le rapport ne change pas. D'avoir David en train de faire ces séquences, était excitant pour moi, parce que nous étions désormais égaux. Mais nous avions ce passé.
Michael Piller, producteur exécutif (interview du 22 janvier 2002) : Ce fut un épisode difficiIe. Le sujet était difficile à adapter à la télévision. Nous avions un pubIic familial et nous parlions de torture. De dignité humaine.
Patrick Stewart : Une fois de plus, ma vie privée était mélée à ce qu'on faisait. Je fais partie d'Amnesty Internationale depuis des années. Ils nous ont conseillés sur le script, sur les scènes de torture. Certains des principes fondateurs d'Amnesty ont été inclus, à mon plus grand plaisir.
Michael Piller, producteur executif : Jeri Taylor n'était pas du tout à l'aise sur le sujet. Elle devait faire des recherches bien spécifiques pour le réaliser. Ce fut très pénibIe pour elle. Mais de ce moment pénible est sorti un épisode dramatique, qui a donné à Patrick Stewart l'opportunité de faire passer quelque chose et à la série de transmettre un message au public, de leur faire comprendre les droits de l'homme. Je suis très fier de cet épisode. Jeri a fait un travail remarquable. J'ai encore la chair de poule en repensant à la dernière phrase de Picard à propos des lampes.

"DESCENTE AUX ENFERS - PARTIE I" AVEC STEPHEN HAWKING
Ronald D. Moore, scénariste (interview du 14 mars 2002) : Stephen Hawking faisait la promotion de la vidéo de son film. Quand il est venu au studio, il a vouIu voir le plateau de "Star Trek". Il est fan.
Professeur Stephen Hawking (interview du 8 avril 1993) : J'ai demandé à m'asseoir dans le fauteuil du capitaine. Il est plus confortable et plus puissant que ma chaise roulante.
Ronald D. Moore, scénariste : Un des grands cerveaux du 20ème siècle voulait s'asseoir dans ce fauteuil. Un vrai gamin, au fond. Nous l'avons hissé dans le fauteuil. On a ensuite reçu cet appel. Il voulait être dans la série. On a accepté. Il était disponible aux dates de tournage. "Ecrivons une scène pour Stephen Hawking". J'ai écrit cette scène dans le holodeck, avec lui, Albert Einstein, Isaac Newton et Data en train de jouer au poker.
Brent Spinner (interview du 11 avril 2002) : Ce fût un des moments les plus mémorables pour moi. C'est peut-être le meilleur moment que j'ai eu dans tout "Star Trek", cette scène avec Stephen Hawking. C'est incroyable. Parfois, "TV guide" classe les cents meilleurs moments télé. Cette scène n'y est jamais. Pour moi, rien ne peut égaIer Stephen Hawking dans "Star Trek". La seule scène qui le pourrait, serait Einstein dans "Bonanza". C'était à ce point-là. Etre assis à une table en face de l'homme le plus intelligent de la planète fut une expérience phénoménale. Le but du jeu était que Hawking gagne. Telle était la scène. C'était le plus rusé. Un an plus tard, je me tenais entre le plateau huit et neuf. Je regarde dans la rue et je vois Stephen Hawking. Je me suis dit : "Je vais lui dire bonjour". J'ai dit : "Professeur Hawking, content de vous revoir." Il tape sur son ordinateur. Sa voix en sort. "Où est mon argent ?" J'ai répondu : "Le chèque est posté", et il est parti. Ce fut une expérience incroyable.

Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 6