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"RELIQUES"

Mike Okuda, responsable scénique (interview du 4 avril 2002) : C'était génial. Ron Moore, le scénariste, voulait recréer une partie du premier Enterprise, mais cela aurait été trop onéreux. Nous avons pensé pendant longtemps, au lieu des séries originales, à utiliser l'Enterprise des films, parce que nous l'avions en stock. Mais personne n'avait envie de faire ça. Mais construire la passerelle entière serait revenu trop cher.
Ronald D.Moore, scénariste (interview du 14 mars 2002) : Recréer l'ancienne passerelle nous tenait vraiment à coeur. Ce fut un moment mémorable. Tout le monde donnait des idées pour qu'on la réalise. Le budget était serré. On a construit une partie seulement, le reste est numérique.
Dan Curry, responsable effets spéciaux (interview du 7 septembre 1994) : On a construit une petite partie. Richard James l'a recréée à partir des plans originaux. Il fallait une vue d'ensemble. Dans un épisode, le Capitaine Kirk est seul sur la passerelle. Nous avons recherché l'épisode, et avons utilisé cette prise de vue et les plans originaux. J'ai regardé ce qu'il y avait à gauche et à droite de l'image, ce qui était aligné, puis j'ai dessiné des lignes qui se sont rejointes en un point. En me servant d'un rapporteur, j'ai repéré l'objectif qui avait cet angle de divergence de manière à utiliser le même ojectif que celui utilisé pour la prise originale. En recherchant une ligne droite, horizontale dans l'image, puis en localisant sa position et sa hauteur sur les plans, j'ai pu calculer la hauteur de l'objectif dans la prise de vue. Nous avons ensuite filmé Jimmy Doohan sur fond bleu, et il semblait réellement faire partie de cet environnement, grâce à l'éclairage parfat du directuer de la photographie.

Mike Okuda, responsable scénique (interview du 4 avril 2002) : La sphère de Dyson a été nommée d'après Freeman Dyson, un physicien. Il y a très longtemps, Dyson a dit : "Que ferait une culture, dont la technologie très avancée leur permettrait de capturer la puissance d'une étoile ?" "Un des moyens serait de construire cette sphère autour de l'étoile." Son principe reposait sur une sphère de même diamètre que l'orbite de la Terre, à 155 millions de kilomètres. Une sphère de presque 320 millions de kilomètres de diamètre. C'était une idée fantastique. Les scénaristes voulaient exploiter cette idée depuis longtemps , ils attendaient une opportunité. Elle était là.

Greg Jein a construit la surface de la sphère de Dyson en faisant des maquettes à des échelles différentes. Les détails d'une maquette, à des milliers de kilomètres, ne sont plus visibles. Cela a été beaucoup de travail. Le vaisseau de Scotty, je crois que c'était l'USS Jenolen, a été construit par Bill George, directeur artistique chez Industrial Light and Magic. Il en avait fait une navette dans Star Trek VI "Terre inconnue". En recherchant l'image, il a dit : "J'ai construit une navette pour Star Trek VI. J'aimerais la voir dans 'La Nouvelle Génération." Ils nous a dit où elle était stockée. Elle était dans une caisse. Nous l'avons prise et réutilisée. Greg a mis des moteurs de distorsion.


MAQUILLAGE



Michael Westmore, maquilleur (interview du 15 novembre 2001) : James Cromwell jouait Shrek. Nous avions Shrek avant "Shrek". Notre Shrek était gris. C'était un extraterrestre géant qui ressemblait à une souris. Il avait des lentilles rose bonbon. Nous lui avions fait un gros pouce tout noueux. Il avait des ongles, des mains grises. James l'adorait.
James Cromwell (Shrek) (interview du 25 juin 2002) : Le plus drôle, lorsque vous êtes engoncé dans du caoutchouc mousse, c'est que vous ne savez pas quelle impression vous donnez. C'était un beau masque. C'était la première fois que je travaillais avec lui. lls ont fait toute la tête. C'était comme une farce.
Michael Westmore, maquilleur : C'est très agéable de travailler avec lui. Vous pouvez mettre ces masques de caoutchouc, mais si vous n'y mettez aucune vie, cela devient un masque d'Halloween. James cherchait quoi faire avec ses pouces. Il les mettait en valeur en allant chercher quelque chose, en touchant. J'aime bien travailler avec lui.
James Cromwell (Shrek) : J'ai dû utiliser un dialecte. Je jouais Tamiroff. "Très russe. J'adore ce gamin." Il parle comme ça. Ils ont adoré. Ils l'ont trouvé génial, jusqu'à ce qu'on filme, et qu'un des directeurs le voie, et dise : "Je croi que tu devrais rester normal.
Michael Westmore, maquilleur : Nous utilisons beaucoup les lentilles de contact. Les lentilles blanches de Geordi sont devenues des lentilles graphiques dans les films. Data a toujours porté des jaunes, pour aller avec la couleur de sa peau. A chaque fois qu'on ouvrait Data, cela devenait mon affaire. Mon fils a fait l'électronique depuis le premier jour, depuis 1987. C'était toujours amusant. C'était vivant. J'adorais, dans "La nouvelle génération", lorsqu'on ouvrait Data et que toutes ces lumières clignotaient. Cela nous rappelait que c'était un androïde, et non un humain. Pour "Premier contact", on avait incrusté des lumières sous la peau. On pouvait les voir dans le noir. Elles étaient incrustées juste sous le caoutchouc, mais on les distinguait à travers.

EFFETS GRAPHIQUES

Mike Okuda, responsable scénique : On a fait "Les petites canailles". C'était la fin de la saison six. Adam Nimoy était le réalisateur. C'était sa première expérience. C'est le fils de Leonard Nimoy. Dans cet épisode, il y avait un jardin d'enfants. l y avait ce concept d'assistance informatique, de simulations d'intelligence, de personnages qui vous aident à vous servir d'un ordinateur. Dans un plan, ils se servent de l'ordinateur de l'école. J'ai eu l'idée de créer un assistant informatique fantasque. J'ai décidé que ce serait un poisson. Le poisson symbole de Hawaii. LE Humuhumunukunukuapua'a.

ECRITURE




Ronald D. Moore, scénariste : J'aime beaucoup "Tapisserie". Le thème était assez autobiographique. Mon expérience universitaire. J'ai échoué en dernière année, je l'ai complètement ratée. Je me suis blessé au genou. J'ai perdu ma bourse pour la marine. J'ai été expulsé de Cornell. La totale. C'est ce qui m'a amené à Los Angeles. Je suis devenu scénariste. Juste avant d'écrire "Tapisserie", je commençais seulement à réaliser que si je n'étais pas passé par là, si je n'avais pas fait ces erreurs, ces choix stupides de jeunesse, je ne serais pas en train d'écrire des scénarios, ce que j'adore faire. Je n'aurais pas trouvé ma voie. Je voulais que Picard passe par là. Picard est confronté à son passé. C'était un petit garçon en colère, qui avait fait des choses stupides et avait été poignardé en plein coeur. Ce passé l'embarasse beaucoup. C'était une telle contradiction. Kirk était son opposé. Le capitaine Kirk, dans les séries originales, aime boire, draguer les filles. Il mène une vie débridée. A l'époque de l'Académie, c'était un rat de bibliothèque. Picard est son contraire. C'était interessant de voir ce personnage plus jeune, de le renvoyer dans son passé comme dans "Christmas Carol". Il peut retourner dans le passé, revivre sa jeunesse, et corriger certaines erreurs, seulement pour réaliser que ces erreurs l'ont construit. Je trouvais cette histoire intéressante. ll y avait des fils qui dépassaient. ll en a tiré un, et a découvert l'ensemble de la tapisserie.

Ce que j'ai aimé en écrivant "Hiérarchie"...J'ai pensé que c'était intéressant d'avoir un autre capitaine. C'est vraiment le côté qui m'a plu. J'étais d'accord avec les principes, les Cardassiens, les batailles. Mais l'idée qui me fascinait était : "Imaginons que Picard est mort et que Starfleet nome un autre capitaine." Il est différent de Picard, et prend les gens à rebrousse-poil. Mais il affiche les dessins de ses enfants. ll veut que Troi porte l'uniforme. C'est le cas de tout le monde. Elle va donc porter l'uniforme. Ses manies et ses habitudes sont différentes. Mais elles sont légitimes. J'ai pensé que c'était interessant de créer un autre capitaine sur le même vaisseau et d'en faire un choix valable, une alternative à Picard.

Pour "Etat d'esprit", nous travaillons tous dans une pièce. Cela durait trop longtemps. Tout le monde était sur les nerfs. L'histoire ne marchait pas. Brannon a eu l'idée géniale de Riker dans un asile de fous. ll se réveille dans un asile. Comment est-il arrivé ? Comment en sortira-t-il ? On ne trouvait pas de réponse. On disait..."Bon, il est...Allez, Riker, fais quelque chose." "Nous savons que tu es Riker, tu sais que tu es Riker". C'était tellement évident, que nous ne trouvions pas le lien. J'avais cette vague idée : "Et s'il répétait une pièce de théatre ?" On avait déjà établi qu'ils étaient tous des acteurs amateurs. Si c'est une pièce, utilisons ça comme formule. Il joue, puis soudain il est à l'asile. ll confond la réalité. ll est entre réalité et fiction. On a tous été enthousiasmés. C'est comme ça que ça marchait. Il avait trouvé l'idée de cette notion de folie. J'avais trouvé la dynamique. Puis nous écrivions ensemble.

Jonathan Frakes (interview du 2 novembre 2001) : "Etat d'esprit". Je suis dans un asile et dans une pièce de théatre. C'est l'épisode basé sur Riker que je préfère. Pas d'uniforme, libre de se déchaîner. On frolait la folie. Le script était meilleur comparé à d'autres. C'était vraiment agréable de laisser tomber le vaisseau. Un asile de fous sur une planète de classe M. Heureusement, l'air était respirable et tout le monde parlait anglais.

Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 6