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NOUVEAU REALISATEUR, NOUVEAUX DEFIS

Gates Mc Fadden, Beverly Crusher (Interview du 7 avril 1994) Ca a été une expérience formidable d'avoir pu réaliser cet épisode. Ca a été un moment merveilleux. J'ai tant appris et j'ai adoré l'épisode que j'ai eu à réaliser. C'était vraiment différent. Sinistre, même. J'ai pu essayer des tas de trucs, et c'est l'environnement idéal pour une première expérience de réalisation.
Michael Westmore, MAQUlLLEUR (Interview du 23 mars 1994) "Genèse" a été un épisode des plus intéressants...de par son côté agressif.
Brannon Braga, SCENARlSTE (Interview du 15 novembre 2001) Mes épisodes sont sinistres. J'étais fan de Roman Polanski et de David Lynch. De toutes ces histoires de personnes sombrant dans la folie, et qui explorent le monde des rêves. Mes épisodes font dans l'étrange. "Genèse", c'était un classique du genre maison hantée, dans lequel l'équipage régresse peu à peu au stade d'insectes et d'hommes de Néandertal.
Gates Mc Fadden Je voulais que ce soit plus inquiétant et plus effrayant que certaines des autres créatures que nous avions rencontrées. Il y a un travail énorme derrière seulement quelques images rapides de ces créatures. Mais je voulais voir si ça marchait, si c'était plus effrayant de ne les montrer que rapidement.
Michael Westmore Elle est allée au zoo pour trouver des idées de métamorphose pour chacun. Ma femme et moi, on a regardé et ils se mettaient à faire quelque chose et elle disait : "Ils vont se métamorphoser en..." Elle connaissait le principe, mais je ne lui disais rien. On le devinait à leur langage corporel.
Gates Mc Fadden Les acteurs étaient excellents. Il suffit de les laisser faire. A une ou deux personnes, j'ai suggéré quelques gestes. J'ai beaucoup travaillé sur masques, mais je ne me suis pas attardée. Je donnais des idées, c'est tout. Tout le monde a beaucoup de talent. En général, ils savent très bien se servir de l'idée qu'on leur donne.
Brannon Braga Le Barclay-araignée était stupéfiant. Je n'aurais jamais imaginé qu'ils arrivent à un tel résultat, tous ces yeux, ces appendices bizarres, et tout le reste. Et les poils. Des centaines de poils d'araignée.
Michael Westmore Il avait une prothèse qui remontait jusqu'au coude. Magnifique prothèse. Cette chose n'apparaît contre la vitre que quelques secondes.
Gates Mc Fadden Les équipes coiffure et maquillage ont été extraordinaires... C'est, à mon avis, le meilleur maquillage de toute la série. J'ai pu participer au maquillage, on nous donnait des impressions. Les acteurs étaient prêts à essayer toutes sortes de gestuelles. Tout le monde a été formidable.
Michael Westmore Marina, quand elle commence à se métamorphoser en grenouille, il y a ce plan génial où elle émerge de la baignoire. On a décidé de lui maquiller le bout des doigts. J'ai pas mal de livres sur les animaux et les insectes. On s'en est inspirés pour lui mettre des pattes de grenouille. Quand elle émerge, on voit ces boules au bout des doigts. Et des branchies de chaque côté du cou qui palpitent.
Gates Mc Fadden Ca n'a pas été facile pour Marina. Plongée dans l'eau, en uniforme, avec des lentilles de contact et des prothèses. Un vrai petit soldat. Elle a été formidable. Tout le monde l'a été.
Michael Westmore Pour Worf, on avait filmé beaucoup plus d'images, et j'aurais aimé qu'il y en ait davantage dans l'épisode. Il y a un plan où on le voit dans la lumière, sur lequel je fais arrêt sur image pour me rendre compte de toute l'horreur de cette sorte d'exosquelette. Une créature préhistorique de la planète klingonne.
Gates Mc Fadden Jonathan avait joué un singe dans une pièce. Il n'avait plus qu'à retrouver les gestes. Il suffisait de lui donner quelques indications. Mais les acteurs avaient le vocabulaire.
Jonathan Frakes, William Riker (Interview du 2 novembre 2001) J'avais passé une bonne partie de l'année dans une pièce d'Eugene O'Neill, "Le Singe velu". On commençait par mettre le public dans l'ambiance en arrivant tous déguisés en singes. On arrivait de chaque côté du théâtre en faisant le singe. On tapait sur les fauteuils, on jouait avec le public. J'ai passé du temps à faire le singe, donc laissez-moi vous dire que ça ne m'a pas demandé un gros effort.
Gates Mc Fadden L'important, c'est qu'ils étaient prêts à essayer. Parfois, on n'ose pas exagérer ses gestes. Mais c'était formidable. Personne n'avait peur d'oser. Beaucoup d'acteurs pourraient l'être. Pas eux. Ils se sont lancés. Et c'est une raison pour laquelle cet épisode est réussi.

LA CREATION DE MONDES PARALLELES "PARALLELES"

Brannon Braga, SCENARISTE (Interview du 15 novembre 2001) On a fait figure de précurseurs...dans pas mal de domaines. Dépassés aujourd'hui. "Parallèles", par exemple, est un bon épisode de science-fiction. Dans cet épisode, Worf se promène entre divers univers parallèles, et à l'époque, c'était... Tout le concept des univers parallèles connu de tout étudiant en physique quantique et de tout amateur de science-fiction. Mais ça n'avait encore jamais été abordé au cinéma ou à la télé, on a été les premiers. Au final, c'est un épisode vraiment sympa. C'était original et très imaginatif. C'était sympa d'aborder des concepts pour la première fois, du moins à la télévision.
Ronald B.Moore, EFFETS SPEClAUX (Interview du 11 juillet 2002) Brannon m'a appelé avant le début du tournage pour me dire qu'il voulait un plan avec des centaines d'Enterprises. Je savais qu'il fallait faire attention au niveau budget, trouver la solution la moins chère, ou le plan serait refusé. Surtout ne pas dépasser le budget. Avec mon coordinateur, Michael B, on a eu l'idée de travailler à la grue programmée. Je suis recordman du nombre de plans à grue programmée en un jour. On éclairait l'Enterprise, on le faisait tourner, puis on le filmait et je gardais les images. On a filmé une demi-douzaine de vaisseaux en mouvement. Ensuite, on est allés en atelier de compositing, où on a pu monter toute l'image.

LE CAPITAINE EN ACTION

Patrick Stewart J'avais toujours envie de voir le capitaine décoller de son fauteuil et être un peu plus actif. L'escalade, c'était mon idée. On a filmé la scène en studio. Encore plus impressionnant. Ensuite, j'ai regretté parce que c'était plus dur que je ne croyais. Je me souviens d'une séquence qui, je crois, était mon idée. Une partie de squash version 24ème siècle. Il y avait un jeune homme à bord qui avait des problèmes. Picard a alors eu l'idée de l'emmener faire une partie de squash. Au lieu de faire la scène dans le bureau du capitaine, je me suis dit qu'on pourrait la faire sur un court de squash. Il a donc fallu imaginer un court de squash version 24ème siècle. On a inventé les règles au fur et à mesure. Elles devaient être différentes. Ca, c'était mon idée, j'en suis sûr. L'équitation, l'escrime ? C'est Rick qui venait me demander : "Que penses-tu de ça ? Tu peux faire ça ? Ca t'intéresserait ?" J'étais toujours d'accord pour faire des scènes qui animent physiquement le personnage.

DES FEMMES PLUS FORTES

Jeri Taylor, PRODUCTEUR EXECUTIF (Interview du 17 mars 1994) L'une de mes contributions...aura peut-être été une présence accrue de la sensibilité féminine et le désir de développer un peu le rôle des personnages féminins.
Gates Mc Fadden Tous les scénaristes ont aimé voir une femme à la place du capitaine. C'était vraiment sympa. L'équipe des scénaristes, dirigée par Jeri Taylor, a vraiment fait un effort pour que les personnages féminins soient plus forts. On s'est retrouvées plus souvent en position de pouvoir, dans le fauteuil du capitaine ou à la tête d'une mission. Jeri était formidable. Elle a fait avancer mon personnage. L'un des épisodes importants pour le personnage, "Sub Rosa", a été le premier de la série où j'ai pu déployer un si grand registre. Oui, je crois que son arrivée a changé beaucoup de choses.
Marina Sirtis, Deanna Troi (Interview du 1er novembre 2001) Des mères viennent me dire que je suis un modèle formidable pour leur fille. Moi-même, je n'ai pas d'enfants, mais c'est important pour moi. Je sais que j'aimerais être un modèle pour les jeunes femmes. Elles sont assaillies par tant d'images négatives que si je peux leur donner une image positive d'elles-mêmes... Pour moi, Deanna Troi démontre qu'on peut être très féminine, et en même temps forte. Les deux ne sont pas incompatibles. C'était très important à mes yeux, parce que cette image de la femme était peu présente à la télévision. Je sais que la presse nous dit : "Vous avez toutes les deux des rôles à vocation sociale, c'est normal de ne pas vous voir le phaseur à la main." Mais justement, nous ne sommes pas des femmes d'action. Je comprends bien qu'étant l'une médecin et l'autre psychologue, ce serait déplacé qu'on se lance dans la bataille. Mais c'est l'image transmise par les médias. Des femmes fortes automatiquement agressives. Je voulais leur donner l'image d'une femme forte, mais pas agressive. Un peu comme, je sais que ça paraît bizarre, comme un Picard au féminin qui use de diplomatie et de tact, et sa stature.

UN SCENARISTE STELLAIRE

Mike Okuda, SUPERVISEUR SCENIQUE (Interview du 4 avril 2002) "Les Enchaînés", à la fin de la série, où l'on conclut enfin l'histoire d'amour entre Picard et Beverly, a été écrit par Nick Sagan, le fils de Carl Sagan, qu'on a engagé dans l'équipe des scénaristes. Dans les années 70,... "ST V : L'ULTIME FRONTIERE" ...la NASA a envoyé deux sondes sur Jupiter et Saturne et on avait baptisé ces sondes Voyager. Chaque sonde avait un petit disque d'or contenant des photos et accompagné d'une pointe de lecture. Il y avait dessus des échantillons de sons et de musiques, ainsi que des messages en différentes langues. Pour l'anglais, c'était la voix d'un petit garçon qui disait : "Bonjour de la part des enfants de la planète Terre." Et cette voix, c'était celle de Nick Sagan, qui, des années plus tard, devenait scénariste sur "Star Trek".

Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 7