Souvenirs des meilleurs moments de Starfleet

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Jonathan Frakes, William Riker (lnterview du 2 novembre 2001) Comme "Star Trek" est une série en général sérieuse, et un genre... C'est de la science-fiction, mais de la science-fiction animée par des personnages forts, une mission, des situations plus vraies que nature, où il est question de vie et de mort, d'honneur. C'est très exigeant de jouer ce genre de choses, il faut être concentré. ll faut donc de temps en temps décompresser et faire place à la légèreté. Donc, entre chaque prise, et je n'ai jamais connu ça à ce point ailleurs, tout le monde fait le clown.
Patrick Stewart, Capt Picard (Interview du 15 novembre 2001) On passait pour le tournage le plus sympa dans le milieu, mais aussi le plus indiscipliné.
Levar Burton, Geordi La Forge (Interview du 8 novembre 2001) On se fait beaucoup rire les uns les autres. On se fait rire. On est intenables. Mais on fait toujours bien notre boulot. Toujours. A part quelques exceptions notables, on a toujours agi en professionnels.
Denise Crosby, Tasha Yar (Interview du 18 mars 1994) Jonathan, Brent et moi étions les clowns sur le plateau.
Brent Spinner, Data (Interview du 11 avril 2002) Tout le monde faisait le clown, c'était vraiment super. Chaque acteur de la série est un comique.
Denise Crosby Mettez-nous tous les trois ensemble, et c'est fini. J'ai dû changer d'uniforme une fois, tellement je riais.
Brent Spinner Patrick est à mourir de rire. Tout le monde est un comique. Gates. Marina.
Michael Dorn, Worf (Interview du 23 août 1991) J'ai adoré travailler avec elle. Nous avons cette relation, Worf et...

Marina : - Tiens, tes cinq dollars, Michael.

Michael: - Paie-moi tout à l'heure, d'accord ?

Brent Spinner Dorn est très drôle.
Marina Sirtis, Deanna Troi (Interview du 23 août 1991) A part travailler avec Michael Dorn, bien sûr. Tenez, le voilà qui me donne cinq dollars.

- Tu m'en donnes 20 ? Ton portefeuille est vide. Super, une carte de crédit. "Expire en décembre 92"

Brent Spinner Tout le plaisir venait de là, de rire toute la journée en compagnie de tous ces gens.
Marina Sirtis Le plus amusant, ce sont les gens, le fait qu'on soit tous devenus les meilleurs amis du monde. Pour tout vous dire, au bout d'une centaine d'épisodes... ...tout est une question de routine. Si on ne s'amusait pas autant entre nous, ce ne serait pas agréable.
Michael Dorn, Work (Interview du 23 mars 1994) Sans cet esprit de franche camaraderie, je ne pourrais pas. C'est trop dur. Les fous rires... J'éclate souvent de rire. C'est mon truc. Pour vous, c'est facile. C'est la seule façon que j'ai de me changer les idées parfois. Ca soulage de rire, de faire le clown, et de ne plus penser à tout ce maquillage qui fait mal.
Denise Crosby Les journées sont longues et fastidieuses. Pendant ce temps, on ne voit pas ses amis ou sa famille. C'est ici qu'on passe la majeure partie de notre temps. On est obligés de garder le sens de l'humour, sinon, on devient dingues. On était toujours à se raconter des blagues, à danser, à faire notre numéro. N'importe quoi, du moment qu'on rigole.
Jonathan Frakes On chantait beaucoup, de mauvaises comme de bonnes comédies musicales. On dansait, très souvent mal.
Denise Crosby J'aimerais beaucoup le revoir dans son costume chenille rose. C'est tout ce que j'ai à dire.
Jonathan Frakes De la lutte pro. J'ai vu Dorn sauter de son poste, et plaquer Patrick à terre. Des danses osées avec Denise Crosby. Déchirer les habits, casser les accessoires. Raconter des blagues cochonnes. Au plus grand dam des réalisateurs qui veulent finir leur journée.
Wil Wheaton, Wesley Crusher (Interview du 14 février 2002) On respectait "Star Trek", mais sans prendre ça trop au sérieux, de manière trop malsaine. Je crois qu'on appréciait la compagnie les uns des autres. C'est super. Si "Star Trek" était réel, tous ces gens à bord de ce vaisseau...à des milliards d'années-lumière de leur planète d'origine seraient obligés de s'aimer et de se faire confiance. Obligés d'avoir cette sorte de lien moléculaire entre eux pour survivre. Et entre nous, les acteurs, régnait cet esprit de camaraderie qui, inconsciemment, sous-tendait les décisions de nos personnages, et se reflétait dans les relations entre personnages.
Jonathan Frakes Tous les matins, sans exception, en arrivant à Paramount, je me disais : "J'ai le meilleur travail qui existe." "ll fait encore sombre, il est tôt, on a travaillé tard hier soir, mais ça vaut mieux qu'un boulot normal."

UN HERITAGE UNIQUE

Rick Berman, PRODUCTEUR EXECUTIF (Interview du 7 juin 2002) C'est vraiment dommage. Quand on pense à tous ceux qui ont travaillé sur la série... Acteurs, scénaristes, réalisateurs. C'est vraiment dommage qu'aucun d'entre eux n'ait été nominé aux Emmys. Des acteurs comme Patrick Stewart et Brent Spiner, ou encore des acteurs comme René Auberjonois et Colm Meaney. lls font partie des meilleurs. C'est dommage qu'ils n'aient jamais été nominés. A mon avis, ça tient à "Star Trek". Beaucoup ne prennent pas ça au sérieux. C'est de la science-fiction. Certains n'estiment pas ça. La série était distribuée sous licence, ce qui la discrédite auprès de certains. Ce sont des suites. Je ne sais pas. Elle n'a jamais vraiment été prise au sérieux. Pour la dernière saison, on a été nominés dans la catégorie de la meilleure série dramatique, la seule nomination qu'on ait eue dans ce genre de catégorie. On a souvent été nominés dans les catégories techniques. Des douzaines de fois. En revanche, nos réalisateurs, scénaristes et acteurs, ont très longtemps été oubliés. Au point qu'on s'y est habitués.
Patrick Stewart, Capt. Picard (Interview du 15 novembre 2001) Rick Berman prenait toujours mes appels. Toujours. Quand ses enfants étaient jeunes, mon nom est devenu synonyme de dîners de famille interrompus. Mais Rick était toujours prêt à discuter. C'est grâce à cet esprit de collaboration, plus qu'autre chose, que la série a continué d'exister autant à mes yeux, le fait d'avoir pu y mettre du mien. Je n'ai rien écrit. Je ne suis pas scénariste. Mais ça voulait dire... On avait tous la même attitude. Tous les acteurs. Et donc sur le plateau, on était impliqués. ll ne s'agissait pas seulement de pointer et de récupérer son chèque. On avait quelque chose à dire et à faire qu'on estimait important. Ca a influencé la façon dont la série a évolué.
Whoopi Goldberg, Guinan (Interview du 6 décembre 2001) Ce n'est pas une mince affaire de remplacer Gene Roddenberry. La personne qui endosse ce rôle, ou qui a endossé ce rôle, s'est retrouvée avec du pain sur la planche. Etant donné le succès des films et des deux dernières saisons de la série, je dirais...que le rôle a été bien rempli. Je tire mon chapeau à Rick.
David Livingston, PRODUCTEUR (Interview du 14 mars 2002) J'ai commencé administrateur de production sur l'épisode pilote, en 1987. Je me rappelle le premier jour que Patrick Stewart est arrivé. On n'avait pas de bureaux, on était dans des préfabriqués. Je me suis dit : "ll est vraiment cool." Je me rappelle son accent et son crâne chauve. J'ai un faible pour les acteurs chauves. Pour les chauves en général. Ce fut un moment marquant de le voir arriver et de réaliser qu'il allait être le nouveau capitaine. Un énorme contraste avec ce que tout le monde attendait après William Shatner. L'histoire a prouvé que nous avons fait le bon choix.
Ronald D.Moore, SCENARISTE (Interview du 14 mars 2002) Je suis arrivé sur la série comme fan. J'avais grandi avec "Star Trek". C'était avant les films. Pour moi, c'était une série oubliée que personne ne reverrait. J'ai grandi dans une petite ville de Californie. Je n'imaginais pas qu'il pouvait y avoir d'autres fans. C'était une série qui comptait beaucoup pour moi, que j'adorais et que j'avais regardée religieusement tous les jours. Ca a été une expérience très formatrice. La série m'a inspiré toute une philosophie personnelle. Je voulais être comme le Capt Kirk, héroïïïque et moral. Je voulais avoir l'intelligence de Spock et le coeur de Bones. Ces trois hommes ont eu de l'influence dans ma vie. Le futur que peignait "Star Trek", c'était quelque chose en quoi je croyais. Quand j'ai commencé à travailler sur "La Nouvelle Génération", voilà ce que "Star Trek" représentait pour moi. J'étais à l'aise dans cet univers. Je voulais être à la hauteur de la série fondatrice, aller plus loin, et repousser les limites de "Star Trek". Je connaissais la série et tout le potentiel qu'elle avait eu. Je voulais faire encore mieux.
Michael Piller, PRODUCTEUR EXECUTIF (Interview du 22 janvier 2002) Je crois que nous avons fait une grande série télé. De la télévision intéressante. Je suis fier de mon travail. Je suis fier des scénaristes que j'ai fait venir. lls ont compris que les dilemmes éthiques font les grandes histoires. et que, essentiellement, les scénaristes de l'univers de "Star Trek" sont en fait des explorateurs de la condition humaine.
Jonathan Frakes, William Riker (Interview du 2 novembre 2001) On a eu de la chance d'interpréter ces personnages. Toute ma carrière ou presque, avant Riker, j'ai interprété des hommes vraiment méprisables. Des dealers, des assassins. Des maris dominés par leur femme. Des minables persécutés. Des personnages sans caractère. Des méchants. Des personnages qu'on n'aurait pas envie de devenir. De me voir offrir le rôle de Riker, j'ai trouvé ça vraiment bizarre. Sans parler de la qualité des scénarios, qui ne baissait jamais... J'ai travaillé sur de nombreuses séries. Les scénarios de "Star Trek"... Le mérite revient pour beaucoup à Berman et à la façon qu'il a de diriger son équipe. Les scénarios étaient toujours d'un niveau dont on pouvait être fier. Les personnages imaginés par Roddenberry, et certainement Riker, étaient des hommes honorables. On pourrait faire pire.
Ronald D.Moore Personnellement et professionnellement, écrire pour "La Nouvelle Génération" a été très formateur. Ca a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Le scénariste et l'homme que je suis aujourd'hui se sont formés durant ces cinq années. "La Nouvelle Génération" a été ma première expérience professionnelle. Je ne l'oublierai jamais.

UNE FAMILLE UNIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rick Berman, PRODUCTEUR EXECUTIF (Interview du 7 juin 2002) Il y a une chose que les gens ont du mal à comprendre. En général, en télévision, les gens travaillent ensemble pendant un an. Parfois six mois. On a cette chance, et c'est très peu courant, d'avoir tous ces gens qui travaillent ensemble depuis 10, 12, 15 ans, qui participent à l'une ou l'autre série depuis très longtemps. C'est une famille de gens. Des gens qui ont commencé assistants de production, qui ont remporté six Emmys, et qui ont réussi à force de travail. ll y a un véritable esprit de famille. C'est agréable d'avoir cette sécurité et cette continuité.
Gates Mc Fadden, Beverly Crusher (Interview du 7 avril 1994) Ma vie a vraiment changé. Et le plus important, c'est que j'ai une famille. C'est la meilleure chose qui me soit arrivée. Et "Star Trek" m'a aidée à fonder une famille. Ca m'a offert stabilité et sécurité financière, savoir que tous les jours, j'allais travailler au même endroit. Et de pouvoir amener mon garçon sur le tournage, dans ma loge, qu'il adorait, c'était sa salle de jeux. ll était trop jeune pour comprendre ce qu'on faisait. ll adorait la table de service. ll aimait bien aller chercher ses gâteaux avec.
Levar Burton, Geordi La Forge (Interview du 8 novembre 2001) Ce que je retiens de ma carrière de réalisateur, c'est ma relation avec les acteurs. Et plus important encore, tout ce que j'ai appris des directeurs photo. Marvin et Jonathan West. J'ai tant appris auprès de tout le monde pendant ces 15 années où j'ai travaillé sur "Star Trek". Bob Blackman et l'équipe des effets spéciaux, qui ont été incroyablement patients. Dan Curry, un vrai saint. Ron Moore. Tous ces gens sont géniaux. Toujours prêts à partager leurs connaissances et leur temps. Et je pense là en particulier à Marvin et JW. Tout le monde. Michael Westmore, enfin... Herman Zimmerman. En voilà, un autre génie. Mais surtout, une fois qu'on a dépassé tout le côté impressionnant du plateau, ce qu'on remarque le plus, quand on est là, c'est l'extrême gentillesse des gens, et le plaisir qu'il y a à travailler dans un entourage aussi agréable. Ce qu'il y a de formidable dans "Star Trek", c'est que cette grande famille n'existe pas seulement à l'écran. Elle existe également derrière la caméra, et c'est grâce à elle que chaque semaine, un épisode est bouclé. Jour après jour, ces personnes viennent travailler et elles le font, pour la plupart, depuis 15 ans. C'est extraordinaire.
Larry Nemecek, AUTEUR (Interview du 20 mars 2002) Pour moi, ces professionnels sont la cheville ouvrière de "Star Trek". Certains écrivent. Beaucoup d'entre eux ont été interviewés. Leurs histoires sont publiées, en livres ou dans des magazines. Mais même les chefs d'équipe... Environ 150 personnes travaillent sur "Star Trek" chaque semaine, tous des employés. Et puis il y a les intervenants extérieurs pour les effets spéciaux, les entreprises de location pour les accessoires et les décors. Le générique est loin de faire une liste exhaustive de tout le monde.
Herman Zimmermann, CHEF DECORATEUR (Interview du 7 juillet 2002) Chaque personne de l'équipe artistique a sa place au générique. Mike Okuda et Rick Sternbach...ont beaucoup apporté aux décors de "Star Trek". John Eaves, sans aucun doute, Jim Martin, illustrateurs. Je ne me rappelle pas les noms de tous les décorateurs. Louise Dorton est toujours là... Elle est directrice artistique sur "Enterprise". Elle a débuté avec moi comme décoratrice sur l'un des films. Nous avons toute une famille de gens doués et bourrés de talent. Ron Moore et Dan Curry sont des gens dont on ne peut se passer. Peter Lauritson, bien sûr, impossible de faire sans lui. Bob Blackman, Michael Westmore. On est une famille. Une grande famille. ll faut 120 personnes pour faire un film ou un épisode de "Star Trek". Tout le monde fait son travail dans un intervalle de temps très court. Si nous tenons à conserver le même niveau de qualité, c'est pour rendre hommage à tous ces gens.
Dan Curry, SUPERVISEUR EFFETS SPECIAUX (Interview du 7 septembre 1994) Nous tentons de travailler sur les effets spéciaux en équipe. Les effets spéciaux ne sont pas l'oeuvre d'une seule personne. C'est la somme des efforts de tout un tas de personnes, non seulement notre équipe de Paramount, mais aussi des gens de l'extérieur. Sans tout le dévouement et les efforts inlassables de tous ces gens qui n'ont pas peur de faire des heures supplémentaires, les effets spéciaux n'auraient pas la qualité qu'ils ont aujourd'hui. Je crois qu'il est important de reconnaître, bien que le public ne le voie pas, que de nombreuses personnes consacrent leur vie et mettent leur créativité au service de l'image qu'on voit à l'écran.
Mike Okuda, SUPERVISEUR SCENIQUE (Interview du 4 avril 2002)

Enormément de gens travaillent sur "Star Trek." Ceux dont les noms apparaissent au générique ne représentent qu'une partie. J'ai gardé un bon souvenir d'Eddie Charnock, le superviseur peinture. Cet homme était un vrai génie de la peinture. Cet homme pouvait faire ressembler n'importe quoi à du tritanium. Si on voulait du marbre, il nous peignait ça en marbre. Si on voulait du chêne, pareil. Ce type était un génie.

Michael Westmore, MAQUILLEUR (Interview du 23 mars 1994) Les épisodes sont très agressifs. Le type de travail qu'on fait ici couvre à peu près tout. Tout ce qu'on peut imaginer. C'est pour ça que je suis resté et que j'ai tant aimé travailler ici. Résultat, je suis devenu un accro du boulot. La récompense, c'est de pouvoir regarder tranquillement la série.
Larry Nemecek, AUTEUR (Interview du 20 mars 2002) Autre chose d'unique dans "Star Trek",... c'est que certains ont gardé le même boulot pendant 15 ans. ll existe très peu de séries, "Bonanza" ou "Ed Sullivan" peut-être, qui aient duré si longtemps dans l'histoire de la télévision. Toutes les séries, "La Nouvelle Génération" comme les autres, se sont arrêtées au bout de sept ans. Mais beaucoup ont continué à travailler sur "Star Trek". lls font bien leur travail. ll y a cet esprit de famille. lls trouvent toujours le moyen de se renouveler. Avec "Enterprise", tout le monde a dû se mettre en quatre pour se renouveler. Beaucoup travaillent encore sur "Star Trek". C'est inédit dans l'industrie, surtout à la télévision, de travailler aussi longtemps. Là encore, c'est quelque chose de très marginal. Une autre preuve de la longévité de "Star Trek". Les fans ne s'en rendent peut-être pas compte jusqu'au jour où ils se mettent à y penser. Beaucoup de gens ont réussi leur carrière grâce à "Star Trek". lls ont commencé assistant de prod, ou au dernier échelon de l'équipe, pour finir chef d'équipe, ou sur des films ou d'autres séries télé.
Dennis McCarthy, COMPOSITEUR (Interview du 5 octobre 2001) Mes meilleurs souvenirs de "Star Trek", c'est qu'on a toujours résisté à la facilité. On est l'une des seules séries à toujours utiliser des musiciens. Et ça, on le doit beaucoup à Rick et à sa vision de la série, ainsi qu'à Gene Roddenberry et à sa vision. Jamais on ne lésinait sur la musique. On a toujours pu composer ce qu'on voulait avec la palette de musiciens qu'on voulait. J'avais toujours six cors. Dans la plupart des séries, on ne dispose pas de tant de musiciens. J'avais 40 à 60 personnes à chaque fois. Une incroyable générosité de la part des producteurs, qui appréciaient ce qu'une salle remplie de musiciens pouvait apporter à chaque épisode. C'est merveilleux. Jamais de bande préenregistrée. On ne réutilise jamais rien. Chaque épisode a sa propre musique. C'est ce qu'ils veulent et moi, j'adore ça. Ca a été merveilleux de faire partie de cette aventure.
Whoopi Goldberg, Guinan (Interview du 6 décembre 2001) Ca a duré sept ans. Moi, j'en ai fait partie pendant six ans. Entre nous, c'est comme une famille. C'est quelque chose d'inébranlable. Je n'ai pas... J'ai fait le premier film, "Générations". Je n'étais pas là pour les autres films, mais mon esprit était toujours là, vous savez, toujours. C'est sympa d'être ici avec eux, et d'être ici avec Wil. Le jeune Wil Wheaton. On se rend compte qu'on a passé toute une partie de sa vie professionnelle, toute une partie de ma vie professionnelle, en compagnie des acteurs et de l'équipe de "Star Trek".
David Livingston, PRODUCTEUR (Interview du 14 mars 2002) Les acteurs formaient une famille. Ils étaient très proches. A tel point que le réalisateur maudissait le jour où ils étaient tous réunis sur le plateau. lmpossible de travailler. lls s'amusaient comme des fous. Jonathan se mettait à les faire chanter. C'était merveilleux de voir cet esprit de camaraderie. lls s'appréciaient vraiment sincèrement. C'était merveilleux de voir ce genre de complicité. Pour l'équipe de tournage, et donc pour moi, c'est plus facile quand les acteurs s'entendent bien et que personne n'a la grosse tête. J'ai travaillé sur une série où l'un des acteurs refusait de sortir avant l'autre acteur. Je n'ai jamais connu ça sur "La Nouvelle Génération". Et on le doit pour beaucoup à Patrick. C'est le capitaine du vaisseau. C'est aussi le capitaine de la série. C'est lui le leader derrière la caméra. ll a instauré un ton très professionnel. Sa formation anglaise. Un professionnel accompli. A côté de ça, il y avait Jonathan, et son incroyable vitalité, son humour, pour faire rigoler tout le monde. Brent Spiner et son côté loufoque. Totalement imprévisible. LeVar Burton et sa bonté. Je pourrais tous les citer. lls ont tous apporté quelque chose à la série, mais sans la susceptibilité hollywoodienne qui peut tout gâcher. Action.
Alan Bernard, INGENIEUR DU SON (Interview du 14 mars 1994) Ca a duré longtemps, et c'était formidable. Ca n'arrive pas souvent. Pas avec des gens aussi sympas. Nos acteurs sont les meilleurs. Ca fait sept ans. On a tous eu nos bons et mauvais jours. Mais on s'adore tous. Ca a été formidable. ll y a beaucoup d'amour dans la série. Et ça se voit. Ca se voit au niveau des acteurs et au niveau des techniciens.

Patrick : - Tu dis la vérité ?
Alan : - J'ai dit que Patrick Stewart est le meilleur acteur que je connaisse, et qu'il me paie pour dire ça.
Patrick : - ll est doué, sauf qu'il parle une autre langue. Tu leur as dit qu'on t'appelait le grand-père ?
Alan : - Sauf aujourd'hui. C'est le grand-père.
Alan : - ll y a une chose qu'il faudrait mettre au clair. Ca fait sept ans que Patrick doit me montrer sa carte verte. A mon avis, il n'en a pas !
Patrick : - Demain matin, c'est promis.

Whoopi Goldberg D'aucun épisode, on peut dire qu'il n'est pas bon. lls sont tous bons et amusants. Tout le monde a beau plaisanter sur "Star Trek"... il n'empêche que ça répond à un besoin. Ca répond aux besoins des gens sur le plan personnel. Pour moi, c'était de pouvoir continuer la vision du futur d'Uhura, qu'une fillette quelque part, arrivée à un certain âge, en regardant la série, se dise : "C'est bien de voir qu'il y a des Noirs dans le futur." "Le personnage de Whoopi me plaît bien." "Whoopi Goldberg est morte depuis longtemps, mais..." "Peut-être que je devrais faire pareil et continuer ça."
Brent Spinner On a fait 178 épisodes, ça fait beaucoup de pellicule. Pour moi, c'est comme si on avait fait un très long épisode, qui a duré sept ans. Je ne me rappelle aucun épisode. Je me rappelle m'être amusé, parce que c'est toujours le cas. Quand on se retrouve pour faire un film, je sais qu'on va s'amuser.
Rick Berman "Star Trek" offre cette vision optimiste du futur et les gens aiment ça. C'est quelque chose que les gens reconnaissent. Beaucoup ont grandi avec, un peu comme un vieux t-shirt dans lequel on est à l'aise. Les gens ont vécu avec, ils savent ce qu'est un Klingon, ce qu'est la vitesse de distorsion, la téléportation. Tout le monde connaît. Les gens aiment ce qu'ils connaissent. Les gens aiment, surtout de nos jours, qu'on leur décrive un futur optimiste, où l'humanité est plus heureuse qu'aujourd'hui. Je crois que "Star Trek" traite des espoirs et rêves de l'humanité. Et ça compte énormément pour beaucoup de gens. Et ce, depuis 30 ans, semble-t-il. J'aimerais qu'on me voie comme la personne qui a repris les rênes lorsque Gene ne le pouvait plus, et qui a continué pendant 15 ans,... qui a su garder et faire évoluer cette vision, tout en essayant de la moderniser, de la changer, mais pas trop... ...et qui a su rester honnête pour celui ou celle qui reprendra le flambeau. J'aimerais croire qu'ils seront nombreux à vouloir faire vivre "Star Trek" encore très longtemps après moi.

Haut de page Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD The Next Generation Saison 7