Réflexions de l'équipage

Martha Hackett - Seska - 17 septembre 2003

C'était tout le génie du personnage. On pouvait s'attendre à tout. Alors que j'avais quitté la série depuis une saison, et qu'on croyait que Seska avait disparu, elle revient les hanter très habilement, sous la forme d'un hologramme. Les fans ont apprécié. Ca m'a fait plaisir de revenir, et de faire revivre l'histoire du personnage. J'aime beaucoup ce rôle. Quand on travaille sur Star Trek, en quelque capacité que ce soit, on entre dans l'histoire de la télévision. C'est une série que les gens aiment. Star Trek a très certainement influencé de nombreux films. Ca fait partie de l'histoire de la science-fiction, et c'est sympa.
 

 

Kate Mulgrew - capitaine Janeway - 30 mars 2003

Ils ont vu mes muscles... et ils n'ont plus voulu s'en passer ! Certainement pas ! Ils me l'ont imposé. "Macrocosme". Ils voulaient mettre Janeway sur la passerelle, et lui mettre un fusil entre les mains. Et j'ai dit d'accord. Je suis agile et j'ai un corps d'athlète, même si je ne suis pas sportive ! Et ils ont adoré. Mais ce ne sont pas les épisodes que je préfère.
Fou à lier. Dément. Mais c'est vrai de tous les grands acteurs, dès que la caméra tourne, ils deviennent merveilleux. Une discipline incroyable. c'est de Lancie. Il pouvait travailler jusqu'à l'épuisement, vraiment. Il avait cette... Un comique naturel... Plein de surprises, imprévisible. J'ai fait quatre ou cinq épisodes avec lui. On s'est bien amusés. On a partagé une baignoire. Il y a peu de choses que je n'ai pas faites pour lui, ou avec lui.
 

 

Robert Picardo - Le Docteur - 20 mars 2001

Arrivé à la 3e saison, j'avais embrassé six ou sept femmes. Je crois que... Il y a eu combien de femmes ? Mon amoureuse holographique, Kes, Sandrine. J'ai dû en embrasser trois ou quatre au cours des deux premières années. Les autres acteurs se plaignaient d'en avoir moins que moi. Je compatissais, mais pas trop. Je me débrouille beaucoup mieux en hologramme qu'en humain.
 

 

Tim Russ - Tuvok - 28 octobre 2003

On a fait un épisode dans lequel le pon farr... arrivait à un personnage, nommé Vorik. On avait une scène tous les deux dans laquelle je venais le voir dans ses quartiers. Il passe par le pon farr et moi pas. Nous devions trouver comment ils seraient l'un face à l'autre. Chez des humains, il y aurait un certain degré de compassion. Si nous avions tous les deux le cancer, nous pourrions comprendre ce que l'autre vit. Cela pourrait nous rapprocher de vivre la même chose.
Pour les Vulcains, le pon farr est une manifestation d'émotions. C'est embarrassant et gênant. C'était agréable. On a joué notre scène ensemble. J'en ai discuté avec les scénaristes et je leur ai dit : "A mon avis, ils devraient se sentir mal à l'aise. Ne pas se regarder en face. "Eviter le regard de l'autre et se montrer très réservé, très distant, très froid l'un avec l'autre. Ils se disent ce qu'ils ont à se dire, puis prennent congé." On a donc réfléchi à tout ce qui n'avait jamais été évoqué. Quels sont les autres aspects culturels du pon farr ? Qu'en est-il des mariages ? S'ils sont promis à quelqu'un dès leur naissance, que se passe-t-il si le mariage n'a pas lieu ? Les mariages interraciaux comme dans la Série classique sont-ils acceptés ? Il a fallu inventer. Créer toute une histoire de fond. Tout ça fait partie du processus par lequel on étoffe ce qui existe déjà.
 

 

David Livingstone - Directeur - 17 décembre 2003

Dans "Origine lointaine", on avait ces extraterrestres dinosaures... Michael Westmore a fait un travail incroyable de maquillage. J'ai choisi de les filmer de près à la caméra à grand angle, afin de grossir et de déformer le maquillage qu'il avait réalisé. Cette technique les rendait encore plus terrifiants. Je trouvais super de déformer ces têtes dinosauresques. On leur a collé la caméra au visage. Ils étaient vraiment horribles et terrifiants. C'est une technique qu'on utilise pour renforcer le côté insolite. Sur un visage humain, ça déforme. Mais pour des extraterrestres, ça passe.
Les procès sont difficiles à filmer parce qu'il faut que ça bouge. J'en ai fait plusieurs, et là, c'est réussi parce que les personnages ont des têtes bizarres. On peut donc filmer sous des angles insolites, faire des travellings insolites, parce qu'on est dans un tribunal insolite. C'est grâce à tous ces éléments que la scène fonctionne.
 

Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD Voyager Saison 3