Reflexions de l'équipage

Jerri Ryan - Seven of Nine - 10 mars 1998

Ca a été une expérience dingue. J'y ai pris plaisir, mais c'était un peu fou. La série n'a pas bouleversé ma vie, parce que je fais la navette depuis sept ans. C'est parfois étrange d'être reconnue, j'essaie de m'y faire. Mais je ne provoque pas d'émeutes, je peux aller au supermarché. Les fans sont très respectueux et très courtois.
J'aime bien les conventions, car on peut voir les fans  et entendre leurs réactions vis-à-vis des personnages. Ils sont si intenses qu'il faut un temps d'adaptation. La 1ère fois, il m'a fallu quelques minutes pour me mettre dans le bain. A votre arrivée, vous êtes accueilli par des Klingons avec toute la panoplie. Si on n'est pas habitué, ça peut être un peu déroutant. Mais on s'y amuse beaucoup. Les fans sont chaleureux, encourageants et passionnés par tout ce qui touche à Star Trek. On y passe de bons moments.
 

 

Tim Russ - lieutenant Tuvok - 10 mars 1998

C'était un grand pas pour moi de réaliser un des épisodes. Je remercie les producteurs de m'avoir fait ce cadeau. Je les remercie de m'avoir donné l'opportunité de travailler de l'autre côté de la caméra durant trois ans, pour apprendre le processus, puis le mettre en pratique  avec une équipe très professionnelle, qui m'a aidé. C'était génial qu'on m'ait donné le temps de me préparer pour les épisodes. J'ai énormément appris.
Cet épisode était très différent pour les acteurs principaux. Il représentait une véritable gageure, parce qu'ils devaient jouer différemment. C'était intéressant de les voir donner leur propre interprétation, je réajustais à peine leur jeu. Je pensais que j'allais me concentrer davantage sur l'aspect technique, mais j'ai en fait porté une attention particulière à leur jeu. J'étais plus à l'aise avec le côté technique, car j'avais passé beaucoup de temps à me pencher là-dessus. En tant qu'acteur, on ne pense pas au jeu des comédiens. On se préoccupe du côté technique, car on ne le maîtrise pas parfaitement. Puis on se dit qu'il faut trouver pourquoi quelque chose cloche. "Pourquoi le rythme et les expressions sont discordants ?" Je ne m'y attendais pas. c'était donc très intéressant. Planifier et visualiser une scène dans son esprit,  avec certains mouvements de caméra et certaines actions pour créer un impact dramatique et tout coordonner, mettre en place, filmer, puis regarder le résultat. c'est ça la réalisation. C'est là où réside la satisfaction.
 

 

Jerri Ryan - Seven of Nine - 18 juin 1997

Ils ont été super. C'était une vraie famille. Ils en étaient à leur 4e saison, ça aurait pu être bizarre. Mais ils m'ont tout de suite accueillie. Ils sont tous très drôles. On s'amuse beaucoup. Mon oeil borg n'arrêtait pas de tomber quand j'étais en costume, tellement ils me faisaient rire.
 

 

Ethan Phillips - Neelix - 25 novembre 2003

C'était infernal, car non seulement je portais du maquillage talaxien, mais aussi du maquillage klingon par dessus. Ca en faisait du latex ! Avec tout ce maquillage, j'avais l'impression d'être dans un sauna ou dans un four. C'est drôle de jouer les Klingons tellement ils sont odieux. Surtout nos personnages, ils étaient vraiment mauvais. On était assis autour d'un feu à manger des jarrets d'agneau. J'adore l'agneau, donc c'était un avantage. Tout était filmé dans les grottes, vous savez. C'était assez enfumé à l'intérieur. On chantait des chansons d'ivrogne. ce genre de choses. C'était cool.
 

 

Brannon Braga - producteur - 21 mars 2001

On a longtemps hésité. Au départ, elle avait un nom humain. Elle allait s'appeler "Annika", je crois. Les actrices ont auditionné avec le nom humain. On a rédigé les premiers scénarios ainsi. Quelque temps après, on a pensé qu'elle ne devrait pas avoir un nom humain. Qu'elle devrait se distinguer des autres. "Seven of Nine" est inspiré de la façon dont le Borg désigne les drones. "One of Twelve", par exemple. On a imaginé plusieurs variantes. Seven of Nine sonnait le mieux, avait le juste rythme. On a pensé que ce serait cool de l'appeler "Seven". C'était avant le film Seven, ce qui nous a un peu inquiétés.
 

 

David Livingstone - directeur - 17 décembre 2003

Mon but était d'essayer de montrer la grandeur de leur pièce, avant de montrer leurs trophées et leurs instruments de torture. Je me suis amusé à faire ça. C'était une chambre à la Torquemada. Un peu à la Marquis de Sade. Certains se sont amusés avec les instruments sur les murs. Ils ont commencé à s'en servir sur Jeri Ryan. C'était assez dingue. Les costumes étaient intéressants, mais avec des inconvénients. C'étaient des costumes en latex. qui étaient au départ des combinaisons. Tiny Ron interprétait un des Hirogens, dans "Les chasseurs" et il devait garder le costume parce que le renfiler aurait pris trop de temps. Je pouvais le voir jouer couvert de sueur. Des gouttes de sueur perlaient au bout des gants qu'il portait, tellement il transpirait. Le costume en latex qu'il portait se remplissait de sueur. Je m'inquiétais beaucoup pour lui. Il fait presque deux mètres. Il faut pomper pas mal de sang quand on fait deux mètres. Donc je m'en faisais pour lui. Il s'asseyait souvent, buvait de l'eau, et on essayait de filmer ses scènes rapidement. Mais il était en nage. Des gouttes de sueur tombaient par terre.
 

Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD Voyager Saison 4