Capsule temporelle Voyager : Tom Paris

 

robertduncan1994
Robert Duncan McNeill - Tom Paris - 29 septembre 1994
Je suis allé au conservatoire de Juilliard. Mais je n'ai jamais fini. Ca a toujours été comme ça. Même au lycée. J'ai quand même réussi à finir, mais je préférais le métier d'acteur. L'une des figurantes m'a dit un jour : "Félicitations, vous jouez le fils de Kirk." Je lui ai demandé d'où elle tenait ça. Elle a sans doute pensé ça parce que je lui ressemble. Il y a vraiment un style de travail sur Star Trek. Mais c'est aussi libérateur. Il y a tant de séries télé qui traitent des comportements névrotiques et des histoires crasseuses et réalistes qu'on voit se dérouler tous les jours. Alors, quand on arrive sur une série légèrement gonflée, du coup, le jeu des acteurs et les histoires sont un peu forcés. La morale à la fin est un peu plus classique. Les histoires ressemblent un peu... à des contes de fées ou à des mythes. On est dans la fantaisie. C'est très agréable.
 

 

robertduncan
Robert Duncan McNeill - Tom Paris - 20 mars 2001
Quand je repense à Star Trek, je pense à ma famille. J'ai eu un bébé dans la série et dans la vie, on a eu un bébé juste avant le début du tournage. Donc quand je repense à la série, je vois mes enfants grandir. J'ai trois enfants et mes deux plus jeunes n'ont connu que Star Trek. L'aînée, qui a 1 1 ans, se souvient un peu de l'époque avant Star Trek. Elle a des souvenirs. D'ailleurs, c'est elle qui est inquiète. Elle me demande : "Papa. tu feras quoi après ?" "Est-ce qu'on devra aller à New York ou au Canada ?" Comme avant, quand j'étais toujours en déplacement. Là, c'est super.
 

 

roxannedawson2003
Roxanne Dawson - lieutenant Torres - 4 novembre 2003
Le plus drôle, c'est que j'étais enceinte pendant la 4e saison de la série. Et la femme de Robbie, elle aussi, était enceinte. Donc, d'un côté, il avait moi au travail qui étais enceinte, et chez lui, il avait sa femme qui était enceinte. lmpossible d'échapper aux femmes dans sa vie. Il a été très généreux toute cette période. On était comme une famille. Il s'est montré très compréhensif. On a beaucoup discuté de notre relation à l'écran. On s'efforçait constamment de trouver les obstacles à surmonter. On communiquait avec les scénaristes pour veiller à ce que leur relation reste passionnante et qu'elle évolue de façon intéressante. De ce point de vue-là, c'était agréable de travailler avec lui.
 

 

Robert Duncan McNeill
Tom Paris a changé de façon spectaculaire. Dans le pilote, Tom est en prison, c'est un fauteur de troubles, un rebelle... un véritable loup solitaire. On a joué sur ça pendant un moment. C'était son rôle dans la série. Mais ces deux dernières années, avec l'histoire d'amour qui a évolué entre Tom et B'Elanna et leur mariage cette année, c'était courageux de faire s'aimer deux personnages principaux. Je trouve ça bien qu'on lui ait donné ce sens de l'humour. C'est un personnage capable de lancer un commentaire sarcastique ou de faire de l'ironie. C'est agréable de pouvoir jouer un personnage un peu plus enjoué. Il aime la légèreté et s'amuser.
 

 

tuvok
Tim Russ - Tuvok - 28 octobre 2003
Du point de vue des personnages, c'était formidable... On fonctionnait très bien ensemble parce qu'on s'amusait. C'est un personnage odieux, irrévérencieux. Tuvok doit le supporter en permanence. On nous mettait souvent ensemble. On a fait "La Fin de l'avenir" ensemble, et il y a eu plusieurs épisodes où on était coincés l'un avec l'autre. Dans "Gravité", par exemple. Et à chaque fois, c'était l'affrontement, étant donné nos différences de personnalité. Ca passait très bien, ce personnage franc-tireur. Il s'asseyait en face de moi pendant ma scène. Et quand c'était à moi de parler, il faisait tout pour me faire rire. C'était la mission de Robbie. Et dès que j'en avais l'occasion, je lui rendais la pareille. On s'est bien amusés à faire ça.
 

 

robertduncan1
Robert Duncan McNeill
Dans un épisode intitulé "Un mois ferme", Paris est incarcéré pour avoir désobéi aux ordres du capitaine. L'histoire est racontée en flash-back par l'intermédiaire d'une lettre qu'il écrit. C'était un épisode formidable parce que le côté rebelle de Paris y est réaffirmé. Il y apparaît en réfractaire qui estime que les règles n'ont pas de sens et qu'il faut agir. Même si, pour cela, il faut enfreindre les règles. Il est donc clairement présenté comme défenseur de causes... C'est quelqu'un qui a de fortes convictions. Il est prêt à enfreindre les règles et à aller en prison. Cet épisode réunit son côté rebelle et son côté héros de film d'action.
 

 

robertduncan2 Le capitaine Proton a toujours été... Ces épisodes-là étaient vraiment formidables. C'était l'occasion pour Tom de faire valoir sa passion pour l'histoire. On avait là un programme spatial, un programme nostalgique à la Flash Gordon. Les fans ont adoré. C'était une histoire dans l'histoire. On pouvait se parodier. Le capitaine Proton nous permettait de parodier beaucoup de choses qu'on faisait en vrai dans Star Trek. C'était vraiment sympa. Un jour, pour un épisode de Proton, je devais faire semblant de voler devant un fond bleu avec une fusée sur le dos, comme dans Flash Gordon ou The Rocketeer. Et je devais parler dans ma montre. Le truc classique. On a filmé la scène sur fond bleu et la fusée devait cracher des étincelles pour que ça fasse bien ringard. Ils m'avaient dit qu'ils allumeraient la fusée une fois là-haut, mais que mon pantalon était ignifugé. Ils m'avaient mouillé mes habits et dit que ça ferait comme des étincelles. "Ca ne brûlera pas, tu ne sentiras même pas la chaleur." Alors, j'ai dit : "D'accord." On m'installe dans le harnais, on me monte à 10 m au-dessus du sol et on allume la fusée. C'est super, les étincelles jaillissent de partout et je me mets à dire mon texte dans ma montre. Au bout de 10 secondes, je commence à sentir de la chaleur, mais je continue à dire mon texte. Et c'est arrivé d'un seul coup. De chaud, d'un seul coup, j'ai eu l'impression d'être en feu. J'ai hurlé et je leur ai dit : "Stop !" Mon pantalon avait pris feu. La fusée m'était descendue sur le derrière et les fesses de mon pantalon avaient pris feu. C'était assez mémorable. J'étais là, à 10 mètres de haut, en train de me faire arroser par l'extincteur avec deux gros trous sur les fesses. Une expérience très humiliante.
 

 

robertduncan3
Robert Duncan McNeill - Tom Paris - 20 février 1996
Je me mets à la réalisation... On a une semaine de préparation et ensuite. on tourne et c'est à moi de dire "action" et "coupez". Je m'entraîne chez moi devant un miroir à dire "Action. Coupez." Oui, j'ai commencé à réaliser au cours de la 2ème saison. C'était un épisode intitulé "Rite sacré" dans lequel Kate Mulgrew avait beaucoup de scènes. C'était un épisode centré sur l'acteur, le personnage. Un épisode très difficile pour Kate, et on a très bien travaillé ensemble. Je crois qu'elle était contente. Oui, ça se passe très bien. J'en avais envie depuis longtemps. Même avant Star Trek, j'observais les réalisateurs. Mais on ne m'avait encore jamais donné la chance de réaliser. Star Trek a fait ses preuves... Ca existe depuis assez longtemps. J'ai réalisé pas mal d'épisodes.
 

 

katemulgrew2003
Kate Mulgrew - capitaine Janeway - 30 mars 2003
Nous étions voisins, nos loges étaient voisines. Notre porte était toujours ouverte, il venait me voir, j'allais le voir. Je sais tout de toi, Robbie. Absolument tout. N'oublie pas ! Et lui sait tout de moi. Le moindre problème familial, la moindre tristesse, le moindre triomphe... Nous partagions tout. C'est lui qui m'a mise en scène dans "Rite sacré". J'ai tout de suite su. Je suis allée voir Berman et je lui ai dit : "Ce jeune est fantastique, Il réussira, Rick, avec ou sans toi." "Autant lui donner un coup de pouce." Il a aujourd'hui une belle carrière, et Roxann aussi.
 

 

robertduncan4
Robert Duncan McNeill
Quand on est réalisateur, il faut toujours s'attendre à l'inattendu. Un réalisateur m'a dit une fois : "Même si tu ne connais pas la réponse, "fais semblant de savoir. Réponds par oui ou par non." "Tu peux toujours changer d'avis. Mais si tu leur dis, je ne sais pas..." "Il arrivera toujours quelque chose d'inattendu." "On te demandera si tu préfères le rouge ou le violet et tu ne sauras pas. "Mais dis-leur : 'Je veux le rouge.' "Ensuite, dis-leur : 'Je préfère le pourpre."' Il y a toujours des décisions à prendre, des choses qui arrivent. Il faut juste... Le rôle du réalisateur, c'est de canaliser l'énergie de chacun. Même quand on n'a pas la réponse. Dès le premier jour, nous avons ressenti cet esprit de camaraderie. Je me rappelle que les acteurs de La Nouvelle Génération nous disaient : "Votre amitié sera très spéciale. C'est comme ça, Star Trek. " Je me disais : "Oui, c'est ça." Mais c'est vrai. C'est peut-être le concept même de la série. Il se crée un esprit de camaraderie que nous ressentons tous. C'est super. On s'entend tous bien. on s'amuse bien. on rigole bien. Je ne me suis jamais autant amusé que sur ce plateau.
 

 


Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD Voyager Saison 5