Capsule temporelle : Chakotay

 

robertbeltran1996
 
Robert Beltran - commandeur Chakotay
Je ne peux même pas descendre à l'épicerie du coin sans qu'on me demande où est mon tatouage.
J'ai toujours espéré que le capitaine ou que le docteur déciderait d'examiner mon tatouage de plus près au moment de rentrer sur Terre à la fin de la 7ème saison et s'exclamerait : "Ce tatouage représente la route à prendre."
 
robertbeltran
 

 

qtatouage
 
Roxann Dawson
lieutenant Torres
4 novembre 2003
C'était une joie de travailler avec Robert Beltran. Il a un sens de l'humour qu'on ne lui imagine pas quand on ne le connaît pas. Ce n'est pas un partenaire facile. parce qu'on n'arrête pas de rire.
 
roxannedawson2003
 

 

Robert Beltran
Tout le monde ici est fou. Tout le monde. Alors, il faut suivre.


Tim n'enlève plus ses oreilles quand il rentre. Il se prend pour un Vulcain.
 
Ethan Phillips - Neelix - 25 novembre 2003
C'est quelqu'un de très, très drôle.
Kate Mulgrew - capitaine Janeway - 30 mars 2003
Quelqu'un de bien, d'honnête. Très séduisant et bourré de talent.
Tim Russ - Tuvok - 28 octobre 2003
Il donne l'impression d'être quelqu'un de calme et ténébreux... C'était aussi un fou.
 

 

Tim Russ
D'un seul coup, il se mettait à danser sur la passerelle. Il se mettait à faire des claquettes, sans qu'on sache pourquoi, puis reprenait sa place et redevenait le commandant. Il adorait faire des imitations. Il en faisait souvent. Comme ça, au pied levé.
Ses dialogues étaient parfois complètement décousus. Mais c'était sympa avec Bob. Il avait un grand sens de l'humour.
Ethan Phillips
Il imite parfaitement De Niro. Bob Dole. Il imitait toute sorte de gens. Mais il les imitait très bien.
 

 

ethanphillips2003
Ethan Phillips
Avec Beltran, voilà ce que ça donnait : "Capitaine... C'est quoi la suite déjà, Cos ?" Cos, c'était Cosmo Genovese, notre scripte. Il lui criait : "Il faudrait lancer une torpille de classe 4." Ou quelle que soit la réplique : "Sandwich au corned-beef, pont 9 !" Il repartait : "Capitaine... C'est pas vrai ! Cos, redis-moi !" Je l'ai appelé chez lui une fois et j'ai eu son répondeur. "Vous êtes chez Robert Beltran... Cos, c'est quoi mon numéro déjà ?" Même chez lui, il avait Cosmo pour lui souffler ses répliques !
 

 

robertbeltran1994
Robert Beltran - commandeur Chakotay - 3 octobre 1994
C'est un peu comme de débarquer dans une pièce de théâtre qui tourne depuis 5 ans, sans interruption. Salle pleine tous les soirs, des acteurs formidables. On arrive et tous les éléments sont déjà en place. Il suffit de ne pas se cogner dans les meubles. J'apprécie le professionnalisme qui règne sur le tournage. Tout le monde prend son travail très au sérieux. Dans ce sens, c'est très agréable. Ca veut dire aussi qu'il faut travailler dur et se préparer encore plus dur pour continuer à faire vivre la série.
 

 

beltran1 J'ai déjà interprété des Amérindiens. Je suis mexicain, moitié européen, moitié indien. Ma préparation pour ce rôle, c'est toute une vie passée à la recherche de mon identité. On n'arrête jamais d'apprendre. J'aime étudier d'autres civilisations. On a tendance à penser que les lndiens du sud sont moins indiens que ceux du nord. On oublie que les Aztèques et les Mayas... et les centaines d'autres tribus sud-américaines ont été de grandes civilisations très évoluées.
 

 

beltran2 Quand j'étais petit, j'étais fasciné par les explorateurs du continent nord-américain. Et ce, jusqu'à ce que je réalise, à l'âge de 10 ans... Je voulais devenir explorateur, moi aussi... J'ai réalisé qu'il ne restait plus rien à explorer. Alors j'ai renoncé à l'idée de devenir explorateur. C'est un peu une façon de revenir à ce rêve d'enfant. C'est un peu un retour à l'enfance. comme pour beaucoup d'acteurs lorsque l'histoire le leur permet. que le personnage le leur permet.
 

 

beltran3 Je n'étais pas fan de science-fiction. Je ne voyais pas les possibilités d'exploration que ça offrait. Je me rends compte, à travers la série, à quel point ça peut être exaltant et spirituel, une qualité que je ne retrouvais pas dans la science-fiction. C'est pour ça que je n'aimais pas. Ca me paraissait trop technique. Il y a de ça, mais l'élément spirituel est également présent. Car ce sont les humains qui se lancent et qui risquent leur vie. D'un point de vue professionnel et personnel, ça m'a ouvert les yeux sur une toute nouvelle perspective.
 

 

robertbeltran1996
Robert Beltran - commandeur Chakotay - 20 février 1996
Il y a le côté spirituel. Ses instruments de sorcier. ses incantations transcendantales, tout le côté mysticisme oriental. Il a connu deux histoires d'amour décevantes. Il a eu très peu de femmes. Ces sept années ont été très longues et très dures pour Chakotay d'un point de vue amoureux.
 

 

beltran4 On m'avait dit en début de saison que j'aurais un épisode de boxe. Je les ai suppliés de me donner deux mois, de me prévenir pour que je puisse m'entraîner. Ils ont répondu : "Pas de problème." Deux jours avant le tournage, ils me remettent le script. J'avais deux jours pour m'entraîner avec Carlos Palomino. Vous n'avez pas eu le temps de vous entrainer. Il va vous démolir. Je n'aime pas la boxe parce qu'on se prend des coups, mais j'aime bien faire semblant. Les scènes de boxe ont été mises en scène. C'est le genre d'avantage qu'on a à travailler sur la série. J'ai trouvé que c'était un épisode un peu à part. Et pour moi, un épisode mémorable.
 

 

beltran5 J'ai tourné avec Ray Walston, un acteur formidable. Ca a été un vrai plaisir pour moi. J'ai toujours admiré sa carrière. Il fait partie des grands acteurs américains. C'était un modèle pour moi, parce que sa carrière a duré toute sa vie. Jusqu'au bout, il a exercé son métier. C'est le genre de carrière que j'aimerais avoir.
 

 

beltran6 De par la nature de la série, chaque épisode est conclu rapidement et la découverte d'un miracle technique quelconque nous sauve au dernier moment. Quand un épisode arrive où ça n'est pas nécessaire, ou que l'histoire est différente... Ce sont ceux que je préfère.
 

 

beltran7 Heureusement pour moi, je viens d'une famille de dix enfants. Notre famille d'acteurs réguliers se compose de neuf personnes. Nous sommes neuf acteurs réguliers. Il faut donc apprendre à bien choisir son moment, quand on sent que quelqu'un a besoin d'aide. Il faut être très sensible à ce qui se passe autour de soi. Sinon, on prend le risque d'aggraver le problème. Ca m'a appris à travailler avec beaucoup de monde en même temps. Chaque personne peut apporter quelque chose ou prendre et être destructeur. Je dirais que ce que j'aurai retiré de cette expérience. c'est la confirmation de mes idéaux sur le jeu d'ensemble, le tournage d'ensemble. J'ai appris ça au théâtre et je crois que ça se traduit bien à l'écran. Quand on tourne une série pendant sept ans, c'est précieux.
 

Cet article est la retranscription d'un bonus du coffret DVD Voyager Saison 6